sic! 2024 Ausgabe 6

«SENSATIONAIL | sensati-nail (fig.)». Tribunal cantonal Fribourt du 6 novembre 2023

4. Droit des signes distinctifs

4.1 Marques

LPM 12 I. La date à laquelle est invoqué le non-usage de la marque litigieuse dans la réponse à l’opposition devant l’IPI fait courir rétroactivement le délai de carence de cinq ans (consid. 2.2).
LPM 12 III. Lorsque la demanderesse rend vraisemblable le non-usage de la marque de la défenderesse, il appartient à cette dernière d’apporter la preuve stricte – et non la simple vraisemblance – de l’usage de sa marque en lien avec les produits concernés. En l’espèce, la demanderesse a rendu vraisemblable le non-usage de la marque litigieuse par la production de deux rapports d’une entité tierce. La défenderesse a apporté la preuve stricte de l’usage de sa marque pour des produits cosmétiques et autres produits de la classe 3 de la classification de Nice par la production de photographies, produits physiques, catalogues, factures, tickets de caisse, par l’existence d’un magasin et la tenue de stands à des foires de beauté, ainsi que par des déclarations de témoins (consid. 2.3, 2.4, 3.4.2 et 3.4.3).
LPM 11 II. Ne diverge pas essentiellement de la marque telle qu’elle a été enregistrée, celle qui est utilisée sur le marché de telle manière que le public continue à percevoir ces marques comme un seul et même signe, bien qu’il puisse percevoir des différences minimes entre celles-ci. Le signe distinctif prépondérant de la marque doit demeurer son élément essentiel, tandis que les adjonctions, modifications ou suppressions ne doivent en principe revêtir aucune force distinctive autonome. En présence d’une marque enregistrée combinée, soit une marque composée d’un élément graphique et d’un élément verbal ou de plusieurs éléments verbaux, le droit à la marque combinée n’est pas validé par principe dès qu’un seul de ces éléments est utilisé. En l’espèce, l’usage de la forme épurée de la marque est assimilé à l’usage de la marque combinée enregistrée (consid. 3.1 et 3.2).
LPM 11 I. Seul un usage public et sérieux de la marque permet de maintenir le droit à la marque. Par usage public, il faut comprendre tout usage qui correspond à une activité commerciale dirigée vers la clientèle, sans nécessairement qu’il y ait réalisation ou recherche de bénéfice. Le degré du caractère sérieux dépend du type de produits ou services concernés et se détermine en fonction des habitudes dans la branche considérée, du type d’utilisation visé, de son étendue et de sa durée (consid. 3.3.1 et 3.3.2) [texte complet]


4. Kennzeichenrecht

4.1 Marken

MSchG 12 I. Mit dem Datum, an dem der Nichtgebrauch einer streitigen Marke in der Widerspruchsantwort vor dem IGE geltend gemacht wird, beginnt die fünfjährige Karenzfrist rückwirkend zu laufen (E. 2.2).
MSchG 12 III. Macht die Klägerin den Nichtgebrauch der Marke der Beklagten glaubhaft, obliegt es ihr, den strikten Beweis – und keine Glaubhaftmachung – für den Gebrauch ihrer Marke in Zusammenhang mit den betreffenden Produkten zu erbringen. Im vorliegenden Fall hat die Klägerin den Nichtgebrauch der streitigen Marke durch die Vorlage zweier Berichte einer dritten Instanz glaubhaft gemacht. Die Beklagte hat durch die Vorlage von Fotos, physischen Produkten, Katalogen, Rechnungen, Kassenbelegen und durch die Existenz eines Ladengeschäfts und Standaktionen an Schönheitsmessen sowie durch Zeugenaussagen einen strikten Beweis für den Gebrauch ihrer Marke für Kosmetikprodukte und weitere Produkte der Klasse 3 der Nizza-Klassifikation erbracht (E. 2.3, 2.4, 3.4.2 und 3.4.3).
MSchG 11 II. Die auf dem Markt genutzte Marke weicht nicht wesentlich von der eingetragenen Marke ab, sodass das Publikum diese Marken weiterhin als ein und dasselbe Zeichen wahrnimmt, obwohl es minime Unterschiede zwischen diesen feststellen kann. Das prägende Kennzeichen der Marke muss ihr wesentliches Element bleiben, wohingegen Ergänzungen, Änderungen oder Streichungen grundsätzlich keine eigenständige Unterscheidungskraft besitzen dürfen. Bei Vorhandensein einer kombinierten eingetragenen Marke, die aus einem grafischen und einem verbalen Element oder aus mehreren verbalen Elementen besteht, wird das Recht auf die kombinierte Marke grundsätzlich nicht anerkannt, wenn ein einziges dieser Elemente genutzt wird. Im vorliegenden Fall wird der Gebrauch der reinen Form der Marke mit dem Gebrauch der kombinierten eingetragenen Marke gleichgesetzt (E. 3.1 und 3.2).
MSchG 11 I. Nur ein öffentlicher und seriöser Gebrauch der Marke ermöglicht es, das Markenrecht aufrechtzuerhalten. Unter einem öffentlichen Gebrauch ist jeder Gebrauch zu verstehen, der einer auf Kunden ausgerichteten Geschäftstätigkeit entspricht, die nicht notwendigerweise mit der Erzielung oder dem Streben nach Gewinn verbunden ist. Der Seriositätsgrad hängt von der Art der betreffenden Produkte oder Dienstleistungen ab und orientiert sich an den Gewohnheiten der jeweiligen Branche, der Art des beabsichtigten Gebrauchs, seinem Umfang und seiner Dauer (E. 3.3.1 und 3.3.2). [Volltext]



demandes principale et reconventionnelle partiellement admises; réf. 102 2016 243


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