sic! 2024 Ausgabe 5

«Antioxidantien zum Schutz der Haut vor Schädigung». Bundesgericht vom 14. Dezember 2023

6. Technologierecht

6.1 Patente

EPÜ 2000 54 I; PatG 7 I. Die blosse Erklärung einer Wirkung (vorliegend: Ursache für die Ausschüttung schädlicher Enzyme) ist zur Abgrenzung der Erfindung vom Stand der Technik nicht geeignet. Offenbart demnach eine ältere Patentanmeldung eine Zusammensetzung an Antioxidantien zur Anwendung in einem Verfahren zum Schutz der Haut vor Schäden, die durch UV-Licht induzierte Ausschüttungen von bestimmten Enzymen (Matrixmetalloproteinase-1) hervorgerufen werden, ist diese für ein jüngeres Patent neuheitsschädlich, auch wenn letzteres beansprucht, dass ebendiese Enzyme aufgrund von Infrarotstrahlung ausgeschüttet werden (E. 2, 3.3, 4.2–4.3; 4.5).
EPÜ 2000 54 I; PatG 7 I; ZPO 55 I, 58 I. Vermittelt die eingeschränkte Fassung des Streitpatents gemäss Hilfsanträgen eine technische Lehre, die mit der technischen Lehre des Streitpatents in erteilter Fassung identisch ist, ist auch der eingeschränkten Fassung des Streitpatents die Neuheit abzusprechen, nachdem die erteilten Ansprüche durch eine ältere Patentanmeldung neuheitsschädlich vorweggenommen wurden. Dabei ist es irrelevant, ob die ältere Patentanmeldung zur Begründung der mangelnden Neuheit des Streitpatents in eingeschränkter Fassung von der Klägerin ausdrücklich vorgebracht wird (E. 2, 3.3, 4.4–4.5).
EPÜ 2000 56 I; PatG 1 II. Enthält ein Anspruch, der nicht neu ist, einen generischen Begriff (vorliegend: «Antioxidantien»), und wird dieser Begriff in den Fassungen gemäss Hilfsanträgen durch eine Aufzählung willkürlich ausgewählter Unterbegriffe ersetzt (vorliegend: ausgewählte konkrete Antioxidantien), ohne dass damit eine qualitative Weiterentwicklung einer bereits offenbarten Lehre verbunden wäre, liegt per se keine erfinderische Tätigkeit vor, unabhängig davon, ob der «Aufgabe-Lösungs-Ansatz» Anwendung findet oder nicht (E. 5.2.3). [Volltext]


6. Droit de la technologie

6.1 Brevets d'invention

CBE 2000 54 I; LBI 7 I. La simple explication d’un effet (en l’espèce: cause de la libération d’enzymes nocives) n’est pas appropriée pour distinguer l’invention de l’état de la technique. Ainsi, si une demande de brevet antérieure divulgue une composition d’antioxydants destinée à être utilisée dans un procédé de protection de la peau contre les dommages causés par la libération de certaines enzymes (métalloprotéinase-1 matricielle) induite par la lumière UV, cette divulgation porte atteinte à la nouveauté d’un brevet plus récent, même si ce dernier revendique que ces mêmes enzymes sont libérées en raison du rayonnement infrarouge (consid. 2, 3.3, 4.2–4.3; 4.5).
CBE 2000 54 I; LBI 7 I; CPC 55 I, 58 I. Si l’enseignement technique est identique dans la version limitée du brevet litigieux fournie dans le cadre des requêtes subsidiaires à celui divulgué dans le brevet litigieux tel qu’il a été délivré, le caractère de nouveauté doit également être nié dans le cas de cette version limitée. En effet, une demande de brevet antérieure prive les revendications du brevet délivré de leur nouveauté. Que la demande de brevet antérieure soit expressément invoquée par la demanderesse pour justifier le manque de nouveauté du brevet litigieux dans sa version limitée n’est pas pertinent (consid. 2, 3.3, 4.4–4.5).
CBE 2000 56 I; LBI 1 II. Si une revendication qui n’est pas nouvelle contient un terme générique (en l’espèce: «antioxydants») et que ce terme est remplacé dans les versions fournies dans le cadre des requêtes subsidiaires par une énumération de sous-termes choisis arbitrairement (en l’espèce: termes désignant des antioxydants spécifiques), sans que cela implique un développement qualitatif d’un enseignement déjà divulgué, il n’y a pas d’activité inventive en soi, indépendamment du fait que l’approche «tâche-solution» s’applique ou non (consid. 5.2.3). [texte complet]



Abweisung der Beschwerde; Akten-Nr. 4A_370/2023


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