sic! 2022 Ausgabe 1
Isabel Gabert-Pipersberg*

EuGH: Framing unter Umgehung von technischen Schutzmassnahmen

Nach Art. 3 Abs. 1 InfoSoc-Richtlinie müssen die Mitgliedstaaten sicherstellen, dass den Urhebern das ausschliessliche Recht zusteht, die drahtgebundene oder drahtlose öffentliche Wiedergabe ihrer Werke einschliesslich der öffentlichen Zugänglichmachung der Werke zu erlauben oder zu verbieten. Regelmässig legen nationale Gerichte dem EuGH Vorabentscheidungsersuchen zur Auslegung des Begriffs der «öffentlichen Wiedergabe» i.S.d. Art. 3 Abs. 1 InfoSoc-Richtlinie vor. Dabei hat der EuGH immer wieder zu entscheiden, welche Varianten der öffentlichen Wiedergabe privilegiert sind und bei welchen Wiedergabehandlungen eine unmittelbare oder mittelbare Verletzung des Rechts der öffentlichen Wiedergabe vorliegt. In den letzten Jahren veranlassen hauptsächlich Internetsachverhalte die nationalen Gerichte der Mitgliedstaaten, dem EuGH Vorlagefragen zum Recht der öffentlichen Wiedergabe zu stellen. So musste der EuGH im Jahr 2021 in der Rs. «VG Bild-Kunst/Stiftung Preußischer Kulturbesitz» beurteilen, ob Framing unter Umgehung von technischen Schutzmassnahmen eine öffentliche Wiedergabe darstellt. Bislang hatte der EuGH die Techniken des Linking und Framing privilegiert, auch weil beide Techniken als unerlässlich für ein gutes Funktionieren des Internets erachtet werden.In diesem Beitrag wird das Urteil vom 9. März 2021 in der Rs. «VG Bild-Kunst/Stiftung Preußischer Kulturbesitz» sowie der ihm zugrunde liegende Sachverhalt dargestellt und vor dem Hintergrund der bisherigen EuGH-Rechtsprechung zum Recht der öffentlichen Wiedergabe kritisch eingeordnet. [Volltext]


Selon l’art. 3 al. 1 de la directive InfoSoc, les États membres doivent assurer aux auteurs le droit exclusif d’autoriser ou d’interdire toute communication au public de leurs œuvres, par fil ou sans fil, y compris la mise à la disposition du public de leurs œuvres. Les tribunaux nationaux transmettent régulièrement à la CJUE des demandes de décisions préjudicielles sur l’interprétation du terme «communication au public» au sens de l’art. 3 al. 1 de la directive InfoSoc. Dans ce cadre, la CJUE doit décider quelles variantes de la communication au public doivent bénéficier d’un privilège et quelles activités de communication constituent une violation directe ou indirecte du droit de communication au public. Au cours des dernières années, ce sont principalement des faits liés à Internet qui incitent les tribunaux nationaux des États membres à soumettre à la CJUE des questions relatives au droit de communication au public. Celle-ci a ainsi dû évaluer en 2021, dans l’affaire «VG Bild-Kunst contre Stiftung Preußischer Kulturbesitz», si un procédé de transclusion (framing) contournant des mesures de protection techniques constituait une communication au public. Jusqu’à présent, la CJUE avait accordé un traitement de faveur aux techniques d’incorporation de lien et de transclusion, car toutes deux étaient considérées comme essentielles au bon fonctionnement d’Internet. Le présent article présente l’arrêt du 9 mars 2021 dans l’affaire «VG Bild-Kunst contre Stiftung Preußischer Kulturbesitz» ainsi que les faits sous-jacents, et les analyse de manière critique dans le contexte de la jurisprudence de la CJUE en matière de droit relatif à la communication au public. [texte complet]



* Dr. iur., LL.M., Diplom-Kauffrau, Mülheim an der Ruhr.



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