sic! 2021 Ausgabe 12

«Gallup III». Bundesverwaltungsgericht vom 18. Mai 2021

4. Kennzeichenrecht

4.1 Marken

MSchV 28 I a; MSchG 17. Die materiell-rechtliche Beurteilung einer strittigen Markeninhaberschaft ist den Zivilgerichten vorbehalten. Die Prüfung des IGE, ob hinsichtlich eines Markenübergangs eine «genügende Urkunde» i.S.v. Art. 28 Abs. 1 lit. a MSchV vorliegt, ist summarisch und auf formale Aspekte beschränkt (E. 2.3).
VwVG 58 I. Der Widerruf formell nicht rechtskräftiger Verfügungen unterliegt keinen strengen Voraussetzungen. Verschweigt ein Gesuchsteller wesentliche Voraussetzungen (hier die umstrittene Markeninhaberschaft), überwiegen die Gesetzmässigkeitsinteressen typischerweise und es kann auf die ursprüngliche Verfügung zurückgekommen werden (E. 3.2, 3.3 und 3.3.4).
MSchV 40 III h, 40 I c, 30 c; VwVG 34 I, 36 a, 38. Der Markeninhaber hat die Obliegenheit, dem IGE Änderungen seiner Firma und Adresse mitzuteilen. Unterlässt er dies und kann ihn die Post daher an der im Markenregister eingetragenen Adresse nicht auffinden, ist dem Markeninhaber die dorthin gesandte Verfügung dennoch nicht eröffnet worden. Bei mangelhafter Eröffnung beginnt die Rechtsmittelfrist erst zu laufen, wenn der Markeninhaber im Besitze aller für eine erfolgreiche Wahrnehmung seiner Rechte wesentlichen Elemente ist. Das ist nicht bereits der Fall, wenn die Registeränderung auf www.swissreg.ch veröffentlicht wurde (E. 3.3.2–3.3.3).
MSchV 28 I a; VwVG 12 b, 13 I a. Das IGE hat bei der Prüfung nach Art. 28 Abs. 1 lit. a MSchV einen Handelsregisterauszug mitzuberücksichtigen. Wurde über den Markeninhaber der Konkurs eröffnet und datiert die Übertragungsurkunde lange vor dem Übertragungsgesuch (hier sieben Jahre), sind Zweifel an der Inhaberschaft angebracht. Diesfalls muss das IGE vom gesuchstellenden Erwerber eine zweifelsfreie Zustimmungserklärung des Markeninhabers einverlangen (E. 5).
VwVG 29, 30 I; MSchV 28 I. Obwohl der eingetragene Markeninhaber bei allen Verfahren im Zusammenhang mit einer Änderung des Registers als Partei gilt, braucht er beim Gesuch eines Erwerbers auf Eintragung einer Markenübertragung nur dann vorgängig angehört zu werden, wenn Zweifel an der Inhaberschaft bestehen resp. bestehen müssten. Unterbleibt diesfalls eine Anhörung, wird sein rechtliches Gehör verletzt (E. 6). [Volltext]


4. Droit des signes distinctifs

4.1 Marques

OPM 28 I a; LPM 17. L’appréciation juridique matérielle des cas dans lesquels la qualité de titulaire d’une marque fait l’objet d’un litige est réservée aux tribunaux civils. L’examen de l’IPI quant à l’existence d’un «document attestant que la marque a été transmise» au sens de l’art. 28 al. 1 let. a OPM est sommaire et se limite à des aspects formels (consid. 2.3).
PA 58 I. La révocation des décisions qui ne sont pas formellement entrées en force n’est pas soumise à des conditions strictes. Si un requérant passe sous silence des conditions essentielles (dans le cas présent, la qualité, contestée, de titulaire d’une marque), ce sont en général les intérêts de légalité qui prévalent, et il est possible de revenir sur la décision initiale (consid. 3.2, 3.3 et 3.3.4).
OPM 40 III h, 40 I c, 30 c; PA 34 I, 36 a, 38. Le titulaire de la marque a le devoir de communiquer à l’IPI les modifications de sa raison de commerce et de son adresse. S’il néglige de le faire et que, par conséquent, la poste ne peut pas le joindre à l’adresse enregistrée dans le registre des marques, la décision envoyée à cette adresse n’est cependant pas considérée comme lui ayant été notifiée. En cas de notification irrégulière, le délai de recours ne commence à courir que lorsque le titulaire de la marque est en possession de tous les éléments essentiels pour faire valoir ses droits avec succès. Le fait que la modification de l’inscription au registre ait été publiée sur www.swissreg.ch ne signifie pas que ce critère soit déjà rempli (consid. 3.3.2–3.3.3).
OPM 28 I a; PA 12 b, 13 I a. Lors de l’examen mené selon l’art. 28 al. 1 let. a OPM, l’IPI doit prendre en considération un extrait du registre du commerce. Si le titulaire de la marque a été déclaré en faillite et que le document attestant du transfert date d’une époque bien antérieure à la demande de transfert (dans le cas présent, sept ans), il y a lieu de douter de la qualité de titulaire. Dans ce cas, l’IPI doit exiger que l’acquéreur à l’origine de la demande obtienne une déclaration de consentement indubitable de la part du titulaire de la marque (consid. 5).
PA 29, 30 I; OPM 28 I. Quoique le titulaire enregistré de la marque ait qualité de partie dans toutes les procédures liées à une modification du registre, lorsqu’un acquéreur demande l’enregistrement d’un transfert de marque, le titulaire n’a besoin d’être entendu au préalable que s’il existe (ou devrait exister) des doutes quant à la qualité de titulaire. Si, dans ce dernier cas, une audition n’est pas menée, le droit qu’a le titulaire d’être entendu est violé (consid. 6). [texte complet]



Abteilung II; Abweisung der Beschwerde; Akten-Nr. B-4137/2019



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