sic! 2005 Ausgabe 10

"Ende des Kabelfernsehens?". Zivilgericht Basel-Stadt vom 16. September 2004

7. Wettbewerbsrecht

7.1 Lauterkeitsrecht

UWG 9 I c. Wenn gleichzeitig auf Unterlassung geklagt wird, ist für das Eintreten auf eine positive Feststellungsklage ein zusätzliches Feststellungsinteresse erforderlich (E. 2).UWG 3 e. Als vergleichend gilt nicht nur die sachlich vergleichende Werbung, die auf bestimmte Mitbewerber Bezug nimmt, sondern jede Werbeaussage, die eine Beziehung zwischen dem eigenen Produkt, der eigenen Person oder dem eigenen Unternehmen und dem Produkt, der Person oder der Unternehmung eines oder mehrerer Mitbewerber herstellt. Erforderlich ist nur, dass die Bezugnahme als solche klar erkennbar ist (E. 3a).UWG 3 e. Die Gründe für die Wettbewerbswidrigkeit von Vergleichen sind in Art. 3 lit. e UWG abschliessend aufgezählt: Unzulässig sind die objektiv unrichtige, die irreführende und die unnötig herabsetzende vergleichende Werbung. Sind die beanstandeten Aussagen unnötig herabsetzend (z.B. unnötig aggressiv oder gehässig, verunglimpfend, pauschal disqualifizierend oder sachfremd kritisch), so kann von der Prüfung der objektiven Wahrheit der Aussagen abgesehen werden (E. 3b).UWG 3 e, 13a; ZGB 8. Die Beweislast für die Richtigkeit einer unterstellten Absicht (hier: der beabsichtigten Gebührenerhöhung) liegt nach Art. 8 ZGB (negativa non sunt probanda) bei der Partei, welche die Behauptung aufgestellt hat. Gelingt dieser Nachweis nicht, so ist Unrichtigkeit und damit Unlauterkeit anzunehmen. Nach Art. 13a UWG kann eine Tatsachenbehauptung (hier: sinkende Abonnentenzahl und implizit Unzufriedenheit der Kabelkunden) als unrichtig und damit unlauter angesehen werden, wenn sie vom Behauptenden nicht bewiesen wird. Unrichtig und zumindest an der Grenze zur unnötigen Herabsetzung ist – selbst unter Berücksichtigung der reklamehaften Übertreibung – die Aussage, die Preise der Konkurrenz würden ins Unendliche steigen (E. 3c, aa-bb).UWG 3 e. Dass ein Kabelnetzbetreiber zum Leidtragen der Konsumenten Entscheide zur Auf- und Abschaltung von Sendern im Kabelnetz aus sachfremden, rein finanziellen Motiven fälle, ist eine Behauptung, die für sich genommen als Grenzfall der noch zulässigen Kritik an Mitbewerbern erscheint; im Kontext der auch im Übrigen masslosen Kritik ist sie aber unlauter. Objektiv unrichtig (gerichtsnotorisch) ist eine Aussage, die zu Unrecht den Eindruck erweckt, die Angebote eines Konkurrenten würden hinsichtlich ihrer Empfangsqualität nicht einmal durchschnittlichen Ansprüchen genügen (E. 3c, cc-dd).UWG 3 e. Mit dem pauschalen Verweis auf einen Sammelordner mit Presseartikeln etc. genügt die Beklagte der Substanziierungspflicht bezüglich ihrer Behauptungen «sinkende Abonnentenzahl» und «Unzufriedenheit der Kabelkunden» nicht (E. 3c, ee).UWG 9 II. Die beantragte Publikation des Urteils in der Basler und in der Riehener Zeitung wäre unverhältnismässig. Da eine den Umständen angemessene Publikation per Flugblatt oder im amtlichen Publikationsorgan der Gemeinde nicht beantragt wurde, kann sie nach der Dispositionsmaxime nicht von Amtes wegen angeordnet werden (E. 3d). [Volltext]


7. Droit de la concurrence

7.1 Concurrence déloyale

LCD 9 I c. Lorsque le demandeur exerce simultanément une action en cessation et une action en constatation positive, la recevabilité de celle-ci exige un intérêt qualifié à la constatation (consid. 2).LCD 3 e. Est comparative non seulement la publicité qui vise effectivement des concurrents déterminés, mais également celle qui revêt la forme d’un message publicitaire établissant un lien entre son propre produit, sa propre personne ou sa propre entreprise avec le produit, la personne ou l’entreprise d’un ou plusieurs concurrents. Il suffit que le lien soit clairement identifiable comme tel (consid. 3a).LCD 3 e. Les motifs de déloyauté d’une comparaison sont énumérés de manière exhaustive à l’art. 3 lit. e LCD; la publicité comparative objectivement inexacte, fallacieuse et inutilement blessante est interdite. On peut se dispenser d’examiner la vérité objective des messages publicitaires contestés lorsque ceux-ci sont inutilement blessants (par ex. une publicité inutilement agressive ou haineuse, diffamatoire, jetant arbitrairement le discrédit ou dont les critiques sont hors de propos) (consid. 3b).LCD 3 e, 13 a; CC 8. En vertu de l’art. 8 CC (negativa non sunt probanda), la partie qui allègue un fait supporte le fardeau de la preuve de l’exactitude d’une intention dont l’existence est supposée (ici: l’augmentation envisagée d’une redevance). Lorsque cette preuve ne peut pas être apportée, il y a lieu d’admettre la fausseté de l’allégation et par conséquent un comportement déloyal. Selon l’art. 13a LCD, une allégation de fait (ici: la diminution du nombre des abonnés et implicitement l’insatisfaction des clients de la télévision câblée) peut être considérée comme inexacte et déloyale lorsque celui qui l’avance n’en apporte pas la preuve. Est inexacte et du moins à la limite inutilement blessante – même en tenant compte des exagérations usuelles dans la publicité – l’allégation selon laquelle les prix pratiqués par la concurrence augmenteraient à l’infini (consid. 3c, aa-bb).LCD 3 e. Que l’exploitant d’un réseau câblé décide au détriment des consommateurs d’activer et de désactiver des émetteurs au sein du réseau câblé pour des motifs hors de propos et purement financiers constitue une allégation qui, considérée comme telle, semble être à la limite de la critique admissible de concurrents; elle est toutefois déloyale compte tenu du contexte de la critique par ailleurs sans mesure dans son ensemble. Est objectivement fausse (point admis par le tribunal comme fait notoire) l’allégation qui donne à tort l’impression que l’offre d’un concurrent ne peut même pas satisfaire des exigences moyennes au regard de la qualité de la réception (consid. 3c, cc-dd).LCD 3 e. En se référant en bloc à un classeur contenant notamment des coupures de presse, la défenderesse ne répond pas à son obligation d’établir les faits allégués, soit la «diminution du nombre d’abonnés» et l’«insatisfaction des clients du réseau câblé» (consid. 3c, ee).LCD 9 II. La demande de publier le jugement dans la Basler et la Riehener Zeitung serait disproportionnée. Dans la mesure où une publication appropriée aux circonstances dans un tout ménage ou dans les organes de publication officiels de la commune n’a pas été demandée, elle ne peut pas non plus être ordonnée d’office, en vertu de la maxime de disposition (consid. 3d). [texte complet]



VI. Kammer; Teilweise Gutheissung der Klagebegehren; Akten-Nr. P 2002/218

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