sic! 2007 Ausgabe 6

«Buchpreisbindung III». Bundesgericht vom 6. Februar 2007

7. Wettbewerbsrecht

7.2 Kartellrecht

OG 105 II; KG 5 II. Die Frage, ob die streitige Abrede gegenüber einem abredefreien Markt wirtschaftliche Effizienzvorteile bringt, hat weitgehend tatsächlichen Charakter. Damit beschränkt sich die Überprüfung durch das BGer weitgehend auf Verfahrensfehler der Vorinstanz, ob sie sich an den Rückweisungsauftrag gehalten hat, die Beweislast richtig verteilt hat und von den zutreffenden und dem richtigen Verständnis von Begriffen ausgegangen ist; ferner, ob die diesbezüglichen Feststellungen offensichtlich unrichtig sind (E. 1.4, 1.5, 1.6).KG 5 III, IV. Die neuen (materiellen) Bestimmungen des Kartellgesetzes in der Fassung vom 20. Juni 2003 sind auch auf Sachverhalte anwendbar, die vor dem 1. April 2004 entstanden sind und in die Gegenwart weiterdauern (E. 3.2).KG 29. Das Sekretariat der Weko kann, ist aber nicht verpflichtet, den Beteiligten an einer Wettbewerbsbeschränkung eine einvernehmliche Regelung über die Art und Weise ihrer Beseitigung vorschlagen (E. 6.2).KG 30 II. Wenn es den Parteien offensteht, sich zu den sachlichen und rechtlichen Grundlagen eines Entscheids vorweg umfassend zu äussern, wird der Anspruch auf rechtliches Gehör vollumfänglich gewahrt. Dass die Weko in einigen Punkten von der Begründung des Verfügungsentwurfes ihres Sekretariats abwich, ist bundesrechtlich nicht zu beanstanden, da sie an diese nicht gebunden ist (E. 7.2).KG 5 I, II, 39; VwVG 12, 13. Im Kartellverwaltungsverfahren gilt auch für die mögliche Rechtfertigung von unzulässigen Wettbewerbsbeschränkungen der Untersuchungsgrundsatz. Die Wettbewerbsbehörde hat den Sachverhalt von Amtes wegen abzuklären, das Nichtvorhandensein von Effizienzgründen hingegen nicht zu beweisen (E. 10.2, 10.3).KG 5 II, 39; VwVG 19; BZP 40. Es genügt im Kartellverwaltungsverfahren, dass die Effizienzgründe mit überwiegender Wahrscheinlichkeit vorliegen (E. 10.4).KG 5 I, II. Eine wirtschaftliche Tätigkeit ist effizient, wenn sie mit dem geringstmöglichen Aufwand an Produktionsfaktoren einen bestimmten Nutzen für die Nachfrager erbringt; in diesem Fall erhält der Nachfrager zum Preis, den er gerade noch zu entrichten bereit ist, das nachgefragte Gut in der besten Art und der grössten Menge. Die wirtschaftliche Effizienz im Sinne des Kartellgesetzes hat nicht zuletzt den Interessen der Konsumenten zu dienen (E. 11.2).KG 5 II. Die Wettbewerbsbehörden müssen für jeden einzelnen Rechtfertigungsgrund prüfen, ob er vorliegt bzw. ob dessen positive Wirkungen die negativen Auswirkungen der erheblichen Wettbewerbsbeeinträchtigung mindestens zu kompensieren vermögen (E. 12).KG 5 II a. Die Aufzählung der Rechtfertigungsgründe in Art. 5 Abs. 2 lit. a KG ist abschliessend; zur Rechtfertigung genügt, dass einer der Gründe gegeben ist (E. 13.2).KG 5 II a. Die Erhöhung der Zahl und Vielfalt der erhältlichen Buchtitel könnte eine Produktverbesserung (Breite und Qualität des Buchsortiments) im Sinne des Art. 5 Abs. 2 KG bilden. Im vorliegenden Fall ist nicht mit überwiegender Wahrscheinlichkeit nachgewiesen worden, dass die Buchpreisbindung zu einer Verbreiterung des Produktesortiments führt (E. 13.3).KG 5 II a. Im Zusammenhang mit dem Rechtfertigungsgrund der Senkung der Vertriebskosten vermag eine möglichst grosse Anzahl von Vertriebsstellen noch keinen wirtschaftlich effizienten Vertrieb zu gewährleisten. Die Aufrechterhaltung der traditionellen Vertriebsstrukturen bildet keinen hinreichenden Rechtfertigungsgrund (E. 13.4).KG 5 II a. Der Rechtfertigungsgrund der Förderung der Forschung, der Verbreitung von technischem oder beruflichem Wissen hätte nur dann selbständige Bedeutung, wenn die Buchpreisbindung bei Fachbüchern zu mehr Titelvielfalt oder höheren Verkaufsvolumina führte. Fraglich erscheint aber, ob diese Aspekte nicht unter Art. 8 KG fallen (E. 13.5). [Volltext]


7. Droit de la concurrence

7.2 Droit des cartels

OJ 105 II; LCart 5 II. Déterminer si l’accord litigieux entraîne des avantages en matière d’efficacité économique par rapport à un marché exempt d’accords constitue principalement une question de fait. Par conséquent, l’examen du TF se restreint essentiellement aux vices de procédure de l’instance inférieure, notamment sur le point de savoir si elle s’est tenue dans le cadre de l’arrêt de renvoi, si elle a correctement réparti le fardeau de la preuve et si sa compréhension de certaines notions était exacte ou encore si ses constatations n’étaient manifestement pas erronées (consid. 1.4, 1.5, 1.6).LCart 5 III, IV. Les nouvelles dispositions (matérielles) de la loi sur les cartels dans sa version du 20 juin 2003 s’appliquent également aux faits qui se sont produits avant le 1er avril 2004 et dont les effets perdurent encore (consid. 3.2).LCart 29. Le secrétariat de la Comco peut, sans y être cependant obligé, proposer aux parties concernées par une restriction à la concurrence un accord amiable portant sur les modalités de la suppression de cette restriction (consid. 6.2).LCart 30 II. Lorsque les parties ont la possibilité de s’exprimer préalablement et de manière étendue sur les considérations de fait et de droit d’une décision, le droit d’être entendu est entièrement respecté. La Comco n’étant pas liée à la motivation du projet de décision établi par son secrétariat, le fait qu’elle s’en soit écartée sur certains points ne contrevient pas au droit fédéral (consid. 7.2).LCart 5 I, II, 39; PA 12, 13. En procédure administrative du droit des cartels, la maxime d’office s’applique également à la justification éventuelle de restrictions illicites à la concurrence. L’autorité de la concurrence doit établir d’office les faits, mais ne doit en revanche pas prouver l’absence de motifs d’efficacité économique (consid. 10.2, 10.3).LCart 5 II, 39; PA 19; PF 40. En procédure administrative du droit des cartels, il suffit que les motifs d’efficacité économique soient établis avec un haut degré de vraisemblance (consid. 10.4).LCart 5 I, II. Une activité économique est efficace lorsqu’elle possède une certaine utilité pour le consommateur avec un investissement minimal en facteurs de production; dans ce cas, le consommateur obtient le produit demandé en quantité importante et de qualité supérieure, à un prix qu’il est encore prêt à payer: l’efficacité économique au sens de la loi sur les cartels répond en particulier aux intérêts des consommateurs (consid. 11.2).LCart 5 II. Pour chaque motif justificatif, les autorités de la concurrence doivent examiner s’il est réellement établi ou si ses effets positifs sont au moins en mesure de compenser les conséquences négatives de la restriction de la concurrence (consid. 12).LCart 5 II a. L’énumération des faits justificatifs à l’art. 5 al. 2 let. a LCart est exhaustive; il suffit que l’un de ces motifs existe pour que la restriction soit justifiée (consid. 13.2). LCart 5 II a. L’augmentation du nombre et de la diversité des titres disponibles pourrait constituer une amélioration du produit (diffusion et qualité de l’assortiment des livres) au sens de l’art. 5 al. 2 LCart. En l’espèce, il n’a pas été prouvé avec une grande vraisemblance que le prix unique du livre avait entraîné un élargissement de l’assortiment du produit (consid. 13.3).LCart 5 II a. En relation avec le motif justificatif de la diminution des coûts de distribution, un nombre aussi grand que possible de points de vente ne peut pas encore garantir une distribution économiquement efficace. Le maintien des structures traditionnelles de distribution ne constitue pas un motif justificatif suffisant (consid. 13.4).LCart 5 II a. Le motif justificatif de la promotion de la recherche ou de la diffusion de connaissances techniques ou professionnelles n’aurait de portée propre que si le prix unique du livre devait entraîner une plus grande diversité des titres ou du volume des ventes d’ouvrages spécialisés. Se pose la question de savoir si ces aspects ne tombent pas sous le coup de l’art. 8 LCart (consid. 13.5). [texte complet]



II. Öffentlichrechtliche Abteilung; Abweisung der Verwaltungsgerichtsbeschwerde; Akten-Nr. 2A.430/2006

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