sic! 2007 Ausgabe 6

«Explosionsschutzventil». Obergericht Appenzell Ausserrhoden vom 30. August 2005

7. Wettbewerbsrecht

7.1 Lauterkeitsrecht

UWG 5 a, 23. Keine strafbare Verwertung einer fremden Leistung liegt vor, wenn ehemalige Arbeitnehmer das Erfahrungswissen, das sie während ihrer Tätigkeit erworben haben, weiter verwenden. Erst die Verwertung eines ganz konkret ausgearbeiteten Produktes gilt als unlauter. Stellen jedoch Arbeitsunterlagen in einem bestimmten technischen Bereich eine eigentliche Innovation dar, sind sie als Arbeitsergebnisse zu qualifizieren, auch wenn sie von mit der Materie nicht vertrauten Dritten auf den ersten Blick nicht als solche zu erkennen sind, soweit sie ein nicht zu unterschätzendes Marktpotenzial und damit auch einen wirtschaftlichen Wert haben (E. 2.2).UWG 6, 23. Unrechtmässig erfährt jemand ein Geheimnis, wenn er von diesem durch Rechtsbruch Kenntnis erhält. In Betracht fallen strafbare Handlungen wie Diebstahl oder Hausfriedensbruch. Werden dagegen vertrauliche Unterlagen während des Anstellungsverhältnisses kopiert, ist der objektive Tatbestand nicht erfüllt (E. 2.4).StGB 143 I. Für den Tatbestand der unbefugten Datenbeschaffung ist es nicht erforderlich, dass der Täter die Daten auf einer Diskette abspeichert oder Daten vom Computer an seinem Arbeitsplatz an seinen eigenen Computer zu Hause sendet. Vielmehr genügt es, dass er über die Möglichkeit verfügt, mit den Daten in seinem Sinne umzugehen, sich zum Beispiel Notizen anzufertigen oder Daten auszudrucken (E. 3.4).StGB 162. Der Inhalt einer Patentanmeldung stellt bis zu deren Veröffentlichung ein Geschäftsgeheimnis dar. Dabei ist nicht relevant, ob in der Zwischenzeit entsprechende Produkte, welche die angemeldete Konstruktion verkörpern, bereits im Verkauf stehen. Denn selbst eine beschränkte Erweiterung des Personenkreises, welche von der neuen Konstruktion Kenntnis hat, macht die fragliche Information noch nicht offenkundig oder allgemein zugänglich. Zudem besteht in der Regel zwischen einer Patentanmeldung und einem fertigen Produkt – bzw. einer Betriebsanleitung – ein erheblicher Unterschied (E. 4.4, 4.5). [Volltext]


7. Droit de la concurrence

7.1 Concurrence déloyale

LCD 5 a, 23. L’exploitation d’une prestation d’autrui n’est pas punissable lorsque d’anciens collaborateurs continuent à utiliser le savoir résultant de l’expérience accumulée durant leur activité. Seule l’exploitation d’un produit concrètement élaboré est déloyale. Toutefois, si des documents de travail constituent une véritable innovation dans un domaine technique déterminé, ils doivent alors être qualifiés de résultat d’un travail, même s’ils ne sont pas d’emblée reconnaissables comme tels par des tiers qui ne sont pas familiers de la matière, pour autant qu’ils aient un potentiel commercial non négligeable et ainsi une valeur économique (consid. 2.2).LCD 6, 23. Quelqu’un apprend indûment un secret de fabrication ou d’affaires lorsqu’il en prend connaissance en violation de la loi. Entrent en considération les infractions telles que le vol ou la violation de domicile. En revanche, l’élément objectif de l’infraction n’est pas réalisé lorsque des documents confidentiels sont copiés pendant les rapports de travail (consid. 2.4).CP 143 I. Pour que les éléments constitutifs de la soustraction de données soient réalisés, il n’est pas nécessaire que l’auteur sauvegarde les données sur une disquette ni qu’il télécharge les données à partir de son ordinateur à sa place de travail vers son propre ordinateur à son domicile. Au contraire, il suffit qu’il ait la possibilité de disposer des données comme il l’entend, par exemple en prenant des notes ou en imprimant des données (consid. 3.4).CP 162. Le contenu d’une demande de brevet constitue un secret commercial jusqu’à ce qu’elle soit publiée. Peu importe à cet égard si dans l’intervalle les produits qui sont visés par la demande de brevet ont déjà été mis en vente. Même un élargissement restreint du cercle des personnes qui prennent connaissance du nouveau dispositif ne rend pas l’information librement accessible à quiconque. De plus il existe en principe une différence significative entre l’objet d’une demande de brevet et le produit fini ou une notice d’utilisation (consid. 4.4, 4.5). [texte complet]



OGer Appenzell Ausserhoden, 2. Abteilung; teilweise Gutheissung der Appellation; Akten-Nr. 02S 04 4

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