sic! 2007 Ausgabe 9

«Equity Yield Note». Tribunal fédéral du 19 février 2007

7. Droit de la concurrence

7.3 Autres questions de droit de la concurrence

LMJ 1 II; LLP 1 I. La foi fédérale sur les loteries et les paris professionnels constitue une lex specialis par rapport à la loi sur les jeux de hasard et les maisons de jeux (consid. 3.2).LMJ 3; LLP 33. Doit être qualifié de jeu de hasard le produit de placement qui suppose d’une part que l’investisseur accepte de perdre une partie de la mise si les actions de cinq sociétés parrainant la Coupe du monde descendent au-dessous de 75% de leur valeur initiale dans une période déterminée et où, d’autre part, l’investisseur se voit promettre des intérêts dont l’étendue dépend en partie des résultats atteints par l’équipe suisse de football à cette compétition. Ce même produit constitue également un pari professionnel (consid. 4.3, 8.4, 8.5).LLP 1 II. Même un montant de quelques centimes constitue une mise. En l’absence de mise et de conclusion d’un contrat, la participation à un tirage n’est pas une loterie. Encore faut-il toutefois que le caractère gratuit du tirage et l’égalité des chances apparaissent de manière claire et indiscutable (consid. 7.2).LLP 1 II. Si l’organisateur promet un prix à tout participant sans pouvoir déterminer à l’avance leur nombre, la planification fait défaut, de telle sorte que l’on n’est pas en présence d’une loterie (consid. 7.2, 7.3).LLP 33, 34. L’interdiction des paris professionnels ne vise pas toute espèce de pari, mais elle a uniquement pour but de rendre impossible en Suisse l’exercice du métier de bookmaker. C’est pourquoi les paris au totalisateur sont admis dans les limites de la législation cantonale, alors que tous les autres paris professionnels sont prohibés (consid. 8.2).LLP 33. Doit être qualifié de professionnel un pari qui nécessite une certaine organisation, propre à permettre sa répétition, et procure un gain, qui ne doit pas forcément prendre la forme d’un bénéfice ou d’une augmentation du patrimoine de l’organisateur, une simple recette ou un encaissement étant à cet égard suffisants (consid. 8.3). [texte complet]


7. Wettbewerbsrecht

7.3 Sonstige wettbewerbsrechtliche Fragen

SBG 1 II; LG 1 I. Das Bundesgesetz betreffend die Lotterien und die gewerbsmässigen Wetten stellt gegenüber dem Bundesgesetz über Glücksspiele und Spielbanken lex specialis dar (E. 3.2).SBG 3; LG 33. Ein Anlageprodukt, das einerseits darauf beruht, dass der Investor akzeptiert, einen Teil des Einsatzes zu verlieren, wenn die Aktien von fünf Unternehmen, welche die Fussballweltmeisterschaft unterstützen, während einer bestimmten Periode unter 75% ihres Anfangswerts fallen, und wo sich andererseits der Investor Zinsen versprechen lässt, deren Umfang zum Teil von den Ergebnissen abhängt, die vom Schweizer Fussballteam an diesem Wettbewerb erzielt wurden, ist als Glücksspiel zu bezeichnen. Das Produkt stellt zugleich eine gewerbsmässige Wette dar (E. 4.3, 8.4, 8.5).LG 1 II. Auch ein Betrag von einigen Rappen stellt einen Einsatz dar. Ohne das Vorliegen eines Einsatzes oder des Abschlusses eines Rechtsgeschäftes ist die Teilnahme an einer Ziehung keine Lotterie (E. 7.2).LG 1 II. Wenn der Organisator jedem Teilnehmer einen Preis verspricht, ohne im Voraus deren Zahl festsetzen zu können, fehlt es an der Planmässigkeit, so dass man sich nicht im Bereich einer Lotterie befindet (E. 7.2, 7.3).LG 33, 34. Das Verbot gewerbsmässiger Wetten zielt nicht auf jede Art von Wetten, sondern hat einzig zum Ziel, in der Schweiz die Ausübung des Berufs des Buchmachers zu verunmöglichen. Deshalb sind innerhalb der Grenzen des kantonalen Rechts Totalisatorwetten zugelassen, während alle anderen gewerbsmässigen Wetten verboten sind (E. 8.2).LG 33. Eine Wette gilt als gewerbsmässig, wenn sie eine bestimmte Organisation erfordert, sich wiederholen lässt und einen Ertrag ermöglicht, der nicht zwingend ein Gewinn oder eine Vergrösserung des Vermögens des Organisators sein muss; ein einfacher Erlös oder ein Zahlungseingang genügt bereits (E. 8.3). [Volltext]



IIème Cour de droit public; rejet du recours de droit administratif; réf. 2A.529/2006

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