sic! 2007 Ausgabe 9

«Bugatti». Tribunal fédéral du 16 avril 2007

4. Droit des signes distinctifs

4.1 Marques

LPM 12. La constatation du non-usage relève de l’appréciation des preuves et de l’établissement des faits de l’autorité cantonale et ne peut être attaquée par un recours en réforme (consid. 2.2, 3.1, 3.2).LPM 15. Lorsqu’une marque est considérée comme étant de haute renommée, elle bénéficie de la protection élargie de l’art. 15 LPM qui va au-delà du secteur pour lequel elle est connue (en l’espèce celui de l’automobile). Son titulaire peut donc interdire à des tiers l’usage de cette marque pour des produits et services de toute nature (consid. 4.1, 4.2).LPM 15. Le titulaire d’une marque de haute renommée peut notamment s’opposer à l’usage de sa marque par un tiers comme élément de sa raison sociale. Pour une marque patronymique, il n’y a pas de prééminence du droit au nom et il faut peser les intérêts en présence afin d’arriver à la solution la plus équilibrée. Les exigences en vue d’éviter un risque de confusion sont toutefois particulièrement élevées face à une marque de haute renommée (consid. 6.1, 6.2).CC 2 II. La protection d’un droit n’est refusée que si son exercice est manifestement abusif. La péremption n’est ainsi pas admise facilement; elle suppose que l’ayant droit ait toléré la violation de ses droits durant une longue période et que l’auteur de la violation se soit crée une position digne de protection (consid. 6.1, 6.2). [texte complet]


4. Kennzeichenrecht

4.1 Marken

MSchG 12. Die Feststellung des Nichtgebrauchs unterliegt der Würdigung von Beweisen und der Erhebung von Tatsachen durch die kantonale Gerichtsbehörde und kann nicht mit Berufung angefochten werden (E. 2.2, 3.1, 3.2).MSchG 15. Wenn eine Marke als berühmt gilt, dann geniesst sie den Schutz von Art. 15 MSchG, der über den Bereich hinaus geht, für den sie bekannt ist (im konkreten Fall Automobile). Ihr Inhaber kann folglich Dritten den Gebrauch dieser Marke für Waren und Dienstleistungen jeder Art untersagen (E. 4.1, 4.2).MSchG 15. Der Inhaber einer berühmten Marke kann sich insbesondere einem Gebrauch seiner Marke durch einen Dritten als Element dessen Firma widersetzen. Bei einer patronymischen Marke gibt es keinen Vorrang des Namensrechts, vielmehr sind die konkreten Interessen abzuwiegen, um zur ausgewogensten Lösung zu gelangen. Die Anforderungen, damit eine Verwechslungsgefahr vermieden werden kann, sind allerdings im Zusammenhang mit einer berühmten Marke besonders hoch (E. 6.1, 6.2).ZGB 2 II. Der Schutz eines Rechts wird nur dann verweigert, wenn seine Anrufung offenbar missbräuchlich ist. Die Verwirkung ist nicht ohne Weiteres anzunehmen; sie setzt voraus, dass der Rechtsinhaber die Verletzung seiner Rechte während einer langen Zeitdauer toleriert hat und dass der Urheber der Verletzung einen schutzwürdigen Besitzstand erworben hat (E. 6.1, 6.2). [Volltext]



Ier Cour de droit civil; rejet du réforme; Réf. 4C.440/2006

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