sic! 2008 Ausgabe 6

«IWC / WMC». Bundesgericht vom 8. Februar 2008

7. Wettbewerbsrecht

7.1 Lauterkeitsrecht

BGG 106 I; MSchG 3 i.V.m. 13; UWG 3 d. Das Bundesgericht wendet zwar das Recht von Amtes wegen an, ist aber nicht gehalten, wie eine erstinstanzliche Behörde alle sich stellenden rechtlichen Fragen zu untersuchen, wenn diese vor Bundesgericht nicht mehr vorgetragen werden (hier: die von der Vorinstanz verneinte und von der Klägerin nicht mehr behauptete markenrechtliche Verwechslungsgefahr des Zeichens WMC mit der Marke IWC) (E. 3.3, 6.2).UWG 3 d. Der lauterkeitsrechtliche Kennzeichenschutz erfasst nicht nur direkte warenbezogene, sondern auch mittelbare oder indirekte Verwechslungen, wobei der Gesamteindruck der Bezeichnungen und – spezifisch lauterkeitsrechtlich – die Umstände zu berücksichtigen sind. Es besteht eine indirekte Verwechslungsgefahr mit dem älteren, für Luxus-Uhren bekannten Zeichen «IWC International Watch Co.», wenn unter der Bezeichnung «WMC International Watch Group» Massenartikel als Qualitätswaren angepriesen werden und auf der Website auf eine für Uhren unbekannte Auszeichnung hingewiesen wird (E. 4.2, 5.2).UWG 3 d, e; MSchG 15. Auch wenn keine Verwechslungen im Sinne des lauterkeitsrechtlichen Kennzeichenschutzes zu befürchten sind, kann eine Rufausbeutung oder Anlehnung das Verbot täuschenden oder irreführenden Verhaltens missachten, insbesondere wenn das jüngere Zeichen unmissverständlich eine Botschaft des Inhalts «Ersatz für» oder «gleich gut wie» vermittelt (E. 4.1-4.3).UWG 3 d, e. Eine unlautere Rufausbeutung liegt vor, wenn das jüngere Zeichen (hier: «WMC» bzw. «WMC Schaffhausen») dem älteren (hier: «IWC») so ähnlich ist, dass es wenigstens Assoziationen erweckt und das Image eines bekannten Produktes (hier: Luxus-Uhren) durch den eigenen Werbeauftritt auf die eigenen Leistungen übertragen wird (E. 6.2, 6.3). [Volltext]


7. Droit de la concurrence

7.1 Concurrence déloyale

LTF 106 I; LPM 3 en rel. avec 13; LCD 3 d. Bien qu’il applique d’office le droit, le Tribunal fédéral n’est cependant pas tenu, à l’instar d’une autorité de première instance, d’examiner toutes les questions de droit qui se posent lorsque celles-ci n’ont plus été soulevées devant lui (en l’espèce, l’éventuelle existence d’un risque de confusion au sens du droit des marques entre le signe WMC et la marque IWC, qui n’a pas été retenue par l’instance inférieure, et que la demanderesse n’allègue plus) (consid. 3.3, 6.2).LCD 3 d. La protection des signes distinctifs en application du droit de la concurrence déloyale vise non seulement les risques de confusion directement liés aux produits, mais également les risques de confusion indirecte, étant précisé qu’il faut prendre en considération l’impression d’ensemble produite par les désignations, ainsi que les circonstances relevant spécifiquement du droit de la concurrence déloyale. Il existe un risque de confusion indirecte avec le signe antérieur «IWC International Watch Co.», connu pour les montres de luxe, lorsque des articles de consommation courante sont mis sur le marché en tant que produits de qualité sous la désignation «WMC International Watch Group» et qu’un site Internet fait référence à une distinction inconnue pour des montres (consid. 4.2, 5.2).LCD 3 d, e; LPM 15. Même si aucun risque de confusion n’est à craindre au regard de la protection des signes distinctifs en application du droit de la concurrence déloyale, une exploitation de la réputation d’autrui ou un acte parasitaire peuvent contrevenir au principe de l’interdiction de se comporter de manière fallacieuse ou trompeuse, en particulier lorsque le signe postérieur suggère nettement l’idée qu’il s’agirait d’un produit «de substitution de» ou «aussi bon que» (consid. 4.1-4.3).LCD 3 d, e. Une exploitation déloyale de la réputation d’autrui doit être admise lorsque le signe postérieur (en l’occurrence: «WMC» resp. «WMC Schaffhausen») ressemble à tel point au signe antérieur (en l’espèce: «IWC») qu’il suscite à tout le moins des associations et que le contrevenant parvient ainsi à transférer sur ses propres prestations l’image d’un produit renommé (ici: des montres de luxe) par la façon dont il se présente dans sa publicité (consid. 6.2, 6.3). [texte complet]



I. zivilrechtliche Abteilung; Abweisung der Beschwerde der Beklagten; Gutheissung der Beschwerde der Klägerin; 4A_467/2007 und 4A_469/2007

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