sic! 2016 Ausgabe 1

«Cristal / Cristalino (Jaime / Jaume Serra)». Kantonsgericht Luzern vom 17. August 2015

4. Kennzeichenrecht

4.1 Marken

MSchG 11, 12, 52. Die Marke «Cristalino Jaime Serra» wird aufgrund der Benutzung des Zeichens «Cristalino Jaume Serra» nicht rechtserhaltend gebraucht (ohne Begründung, wieso dies eine wesentli-che Abweichung bilden soll) (E. 3.1, 3.2).
MSchG 55 I. Trotz Nichtigerklärung der Marke wegen Nichtgebrauchs in der Schweiz besteht Wiederho-lungsgefahr und damit ein Rechtsschutzinteresse für eine Unterlassungsklage, wenn die Beklagte die Streitsache materiell nicht anerkannt und auch keine Unterlassungserklärung abgegeben hat (E. 4.1, 4.6).
MSchG 3. Ein unterschiedliches Preissegment (in casu bei Schaumweinen) ändert nichts an der Wa-rengleichartigkeit. Schaumweine werden zudem nicht mit besonderer Aufmerksamkeit erworben (E. 4.4.2).
MSchG 3. Die blosse Ergänzung einer Marke mit einem Diminutiv wie «-lino» oder «-ino» schafft keinen genügenden Zeichenabstand (E. 4.4.4).
MSchG 55 II; OR 42 II, 423. Ob kumulativ zur Gewinnherausgabe auch Marktverwirrungsschaden geltend gemacht werden kann, wird vorliegend offengelassen. Die richterliche Abschätzung und Zusprechung des Schadenersatzes ist nicht möglich, solange die Klägerin keine Angaben zu Art, Umfang und Kos-ten der getroffenen oder zu treffenden Massnahmen macht, sondern sich auf reine Hypothesen be-schränkt (E. 5.2, 5.3). [Volltext]


4. Droit des signes distinctifs

4.1 Marques

LPM 11, 12, 52. La marque «Cristalino Jaime Serra» n’est pas considérée comme étant valablement utilisée par l’usage du signe «Cristalino Jaume Serra» (sans qu’il soit expliqué en quoi cette utilisation diverge essentiellement  de la marque enregistrée) (consid. 3.1, 3.2).
LPM 55 I. Même si la marque a été annulée en raison de non-usage en Suisse, un risque de réitération existe et un intérêt juridique à une action en interdiction existe lorsque la défenderesse ne reconnaît pas matériellement le litige et qu’elle n’a pas signé de déclaration d’abstention (consid. 4.1, 4.6).
LPM 3. Une différence de segments de prix (en l’espèce pour des vins mousseux) ne change rien à la similitude des produits. L’acquéreur de vins mousseux ne prête pas une attention particulière lors de son achat (consid. 4.4.2).
LPM 3. Le simple fait d’ajouter un diminutif tel que «-lino» ou «-ino» à une marque ne suffit pas à diffé-rencier suffisamment deux signes (consid. 4.4.4).
LPM 55 II; CO 42 II, 423. Dans le cas d’espèce, la question de savoir si une prétention en réparation du dommage découlant d’une distorsion du marché peut être faite valoir cumulativement à la remise de gain peut être laissée ouverte. L’appréciation du dommage et l’attribution de dommages et intérêts par le juge n’est pas possible aussi longtemps que la demanderesse n’apporte pas de précisions relatives à la nature, à l’étendue et aux coûts des mesures prises ou à prendre, mais qu’elle se fonde unique-ment sur des hypothèses (consid. 5.2, 5.3). [texte complet]



1. Abteilung; Teilweise Gutheissung der Klage; Akten-Nr. 1A 11 4

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