sic! 2009 Ausgabe 6

«Emserberg». Bundesgericht vom 9. März 2009

8. Weitere Rechtsfragen

Strafrecht

StGB 173 ff. Die Ehrverletzungstatbestände schützen den Ruf, ein ehrbarer Mensch zu sein; Äusserungen, die nur geeignet sind, jemanden z.B. als Berufsmann oder Politiker in der gesellschaftlichen Geltung herabzusetzen, sind nicht ehrverletzend, vorausgesetzt die Kritik trifft nicht zugleich die Geltung der Person als ehrbarer Mensch (E. 1.1).StGB 173, 177. Gegenstand eines Strafverfahrens wegen übler Nachrede sind Tatsachenbehauptungen, nicht ein Gesamtbild, welches durch mehrere Tatsachenbehauptungen gezeichnet wird. Strafrechtlich relevant ist eine Tatsachenbehauptung, die in wesentlichen Punkten unwahr ist und die Ehre des Betroffenen verletzt, d.h. ihn im Ansehen der Mitmenschen empfindlich herabsetzt. Ehrverletzende Werturteile hingegen vermögen nur den Tatbestand der Beschimpfung im Sinne von Art. 177 StGB zu erfüllen (E. 1.2-1.4).StGB 173. Bei der strafrechtlichen Bewertung eines Zeitungsartikels ist auf den unbefangenen Durchschnittsleser abzustellen. Dabei darf dem Autor nur mit Zurückhaltung ein nicht ausdrücklich geäusserter Inhalt, den der Leser allenfalls «zwischen den Zeilen» liest, strafrechtlich zugerechnet werden (E. 2.4-2.5).StGB 173. Auch pointiert und reisserisch formulierte sowie erkennbar ironische Äusserungen sind nicht ehrverletzend, wenn sie nur das berufliche Ansehen betreffen (E. 2.6-2.7).StGB 173. In ihren wesentlichen Zügen wahre Äusserungen sind nicht ehrverletzend, selbst wenn sie eine Reflexwirkung auf den menschlich-sittlichen Bereich haben. Gleiches gilt für unwahre Tatsachenbehauptungen, die eine untergeordnete Nebensächlichkeit betreffen (E. 2.8-3.4.2). [Volltext]


8. Autres questions juridiques

Droit pénal

CP 173 ss. Les dispositions relatives aux infractions contre l’honneur protègent la réputation d’être une personne honorable. Des propos de nature à dénigrer quelqu’un dans sa considération sociale en sa qualité de professionnel ou de politicien ne sont pas attentatoires à l’honneur pour autant que la critique ne touche pas en même temps la réputation de la personne en tant que personne honorable (consid. 1.1).CP 173, 177. Une procédure pénale pour diffamation a pour objet des allégations de fait, et non pas le tableau d’ensemble qui est esquissé par plusieurs allégations de fait. Une allégation de fait relève du droit pénal lorsqu’elle est fausse dans ses points essentiels et blesse l’honneur de la personne concernée, en dénigrant sensiblement sa réputation envers autrui. Des jugements de valeur attentatoires à l’honneur peuvent toutefois tomber sous le coup de la disposition qui réprime l’injure (art. 177 CP) (consid. 1.2-1.4).CP 173. Pour juger un article de journal du point de vue pénal, on doit l’examiner comme le ferait un lecteur moyen impartial. A cet égard, un contenu qui ne ressort pas expressément du texte, que le lecteur lit le cas échéant «entre les lignes», ne peut être attribué à l’auteur qu’avec retenue (consid. 2.4-2.5).CP 173. Des propos acérés, racoleurs, ou dont l’ironie est reconnaissable, ne sont pas attentatoires à l’honneur s’ils ne concernent que la considération professionnelle (consid. 2.6-2.7).CP 173. Des propos qui sont justes pour l’essentiel ne sont pas attentatoires à l’honneur, même s’ils ont un effet indirect sur l’aspect éthique. Il en va de même pour les inexactitudes qui ne concernent que des détails secondaires (consid. 2.8-3.4.2). [texte complet]



Strafrechtliche Abteilung; Gutheissung der Beschwerde in Strafsachen; Akten-Nr. 6B_333/2008

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