sic! 2011 Ausgabe 2

«Krankenversicherungsmakler». Handelsgericht St. Gallen vom 28. Januar 2010

7. Wettbewerbsrecht

7.1 Lauterkeitsrecht

UWG 3 a. Unnötig verletzend ist eine – allenfalls auch wahre – kritisierende Äusserung dann, wenn sie über das Ziel hinausschiesst und den Wettbewerber bzw. seine Leistungen herabsetzt. Die Äusserung muss eine gewisse Schwere aufweisen, d.h. den Mitbewerber bzw. dessen Leistungen anschwärzen, also verächtlich machen (E. III.1). UWG 3 b. Der Durchschnittskonsument versteht unter «Rabatt» einen Preisnachlass auf einer Leistung, nicht die Wahl einer anderen, günstigeren Alternative. Die unrichtige Behauptung, dem Kunden könne für das vergangene Jahr eine Gutschrift gewährt werden, stellt eine falsche und irreführende Angabe über die eigene Leistung mit dem Ziel dar, die Kunden zu einem Kassenwechsel zu animieren (E. III.2). UWG 3 b. Mit der Bezeichnung «Konsumentenorganisation nach schweizerischem Recht» wird der Eindruck erweckt, es handle sich um eine nicht gewinnorientierte Organisation, die für die Interessen der Konsumenten eintritt. Wird auf diese Weise zu Unrecht vorgegeben, neutral und nicht gewinnorientiert zu sein, werden die Kunden über die wahren Geschäftsverhältnisse irregeführt (E. III.2). UWG 3 e. Die Kunden werden irregeführt, wenn sie in erster Linie die errechneten Prämien miteinander vergleichen und dabei untergeht, dass diese auf unterschiedlichen Berechnungsgrundlagen beruhen – auch wenn allenfalls im Rahmen eines Beratungsgesprächs darauf hingewiesen würde. Wettbewerbswidrig erscheint ferner auch eine Grafik über die Entwicklung von «Monats-Prämien» von 1998–2007, wenn nicht offen gelegt wird, auf welcher Grundlage diese Aufstellung erstellt worden ist (E. III.3). UWG 14. Eine Wiederholungsgefahr ist jedenfalls zu vermuten, wenn neue Verstösse gegen das UWG glaubhaft gemacht werden können, nachdem ein wettbewerbswidriges Verhalten bereits früher abgemahnt wurde und der Wettbewerber ein lauteres Verhalten dabei ausdrücklich zugesichert hatte (E. III.5). [Volltext]


7. Droit de la concurrence

7.1 Concurrence déloyale

LCD 3 a. Une déclaration critique – même vraie – est inutilement blessante lorsqu’elle est excessive et dénigre le concurrent ou ses prestations. La déclaration doit présenter une certaine gravité, c’est-à-dire dénigrer le concurrent, respectivement ses prestations, et ainsi le faire apparaître comme méprisable (consid. III.1). LCD 3 b. Le consommateur moyen comprend le terme «rabais» comme une réduction du prix sur une prestation, et non pas comme le choix d’une alternative meilleur marché. L’affirmation inexacte selon laquelle une bonification peut être octroyée au client pour l’année écoulée constitue une indication erronée et fallacieuse sur ses prestations dans le but d’inciter les clients à changer de caisse (consid. III.2). LCD 3 b. La dénomination «organisation de consommateurs de droit suisse» crée l’impression qu’il s’agit d’une organisation sans but lucratif qui s’engage pour la défense des consommateurs. Lorsque l’on prétend ainsi à tort être neutre et sans but lucratif, il en résulte une tromperie sur les relations d’affaires (consid. III.2). LCD 3 e. Les clients sont trompés lorsqu’il ne ressort pas clairement que les calculs de primes qu’ils effectuent reposent sur des bases de calcul différentes – même s’ils sont éventuellement rendus attentifs à cet élément lors d’un entretien. Apparaît également comme un acte de concurrence déloyale l’établissement d’un graphique sur l’évolution des «primes mensuelles» de 1998–2007, lorsque ses bases de calcul ne sont pas clairement indiquées (consid. III.3). LCD 14. On doit toujours présumer l’existence d’un risque de récidive lorsque de nouvelles infractions à la LCD peuvent être rendues vraisemblables, après que le concurrent déloyal avait déjà reçu une mise en demeure et qu’il avait expressément promis de se comporter loyalement (consid. III.5). [texte complet]



Handelsgerichtspräsident; Gutheissung des Massnahmegesuches; Akten-Nr. HG.2009.213-HGP

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