sic! 2009 Ausgabe 7+8

«TCS». Bundesverwaltungsgericht vom 3. Februar 2009

1. Informationsrecht

BV 29 II; VwVG 30. Der Anspruch auf rechtliches Gehör bezieht sich grundsätzlich auf den Sachverhalt. Bei nicht voraussehbarer oder geänderter Rechtsgrundlage des behördlichen Entscheids sowie bei einem grosszügigen Ermessensspielraum wird indes auch das Rechtliche vom Gehörsanspruch umfasst. Eine unterbliebene Anhörung kann nach ständiger Rechtsprechung im Beschwerdeverfahren nachgeholt und damit geheilt werden, sofern die Gehörsverletzung nicht schwer wiegt oder die Rückweisung zu einem formalistischen Leerlauf führen würde. Letztere Voraussetzung ist erfüllt, wenn feststeht, dass die Vorinstanz erneut gleich entscheiden würde (E. 7).BV 9. In der Anordnung einer Massnahme im Rahmen des gesetzlichen Auswahlermessens liegt kein Verstoss gegen Treu und Glauben, zumal wenn dieselbe Massnahme schon in vergleichbaren Fällen verfügt wurde. So ist namentlich die Anordnung einer Einziehung ohne vorgängige Gewährung der Nachbesserung nicht treuwidrig, wenn es das Gesetz so vorsieht (E. 10).BV 5 II. Der Verhältnismässigkeitsgrundsatz setzt voraus, dass eine Massnahme zwecktauglich, angemessen und zumutbar ist. Die Einziehung unrechtmässiger Einnahmen ist geeignet, den rechtmässigen Zustand wiederherzustellen und damit zwecktauglich. Die Einziehung ist ferner angezeigt und angemessen, wenn deren Adressat wiederholt gegen eine bekannte Praxis verstösst. Schliesslich ist bei der in der Wiederholung einer Rechtsverletzung liegenden Schwere das öffentliche Interesse an der Wiederherstellung des rechtmässigen Zustands höher zu gewichten als das Interesse der Betroffenen an der eigenen Verwendung besagter Einnahmen. Damit ist auch die Zumutbarkeit gegeben (E. 11).aRTVG 67 I b; RTVG 89 I a Ziff. 3. Das RTVG ist hinsichtlich des Umfangs der Einziehung unbestimmt und daher auszulegen: Mit der Einziehung soll der rechtmässige Zustand wiederhergestellt werden. Entsprechend erfasst sie einzig den aus der widerrechtlichen Handlung erzielten Gewinn. Zu dessen Ermittlung dürfen von den Einnahmen folglich auch nur die unmittelbar mit der Rechtsverletzung zusammenhängenden Aufwendungen abgezogen werden (E. 12). [Volltext]


1. Droit de l'information

Cst. 29 II; PA 30. Le droit d’être entendu ne peut en principe être exercé que par rapport aux questions de fait. Le droit d’être entendu peut toutefois concerner les questions de droit si la décision repose sur un fondement juridique modifié ou que les parties ne pouvaient raisonnablement pas prévoir, ou si l’autorité dispose d’un large pouvoir d’appréciation. Selon une jurisprudence constante, une violation du droit d’être entendu peut être réparée en procédure de recours lorsqu’elle est de peu de gravité ou que le renvoi à l’instance inférieure serait inutilement formaliste. Cette dernière condition est remplie lorsqu’il est établi que l’instance inférieure aurait rendu une décision identique (consid. 7).Cst. 9. Le principe de la bonne foi n’est pas violé lorsqu’une mesure est prononcée en respectant la liberté d’appréciation accordée par la loi, surtout lorsque la même mesure a déjà été ordonnée dans des cas similaires. En particulier, le fait d’ordonner une confiscation sans préalablement donner la possibilité de rétablir la situation conforme au droit n’est pas contraire au principe de la bonne foi lorsqu’une disposition légale prévoit une telle mesure (consid. 10).Cst. 5 II. Le principe de la proportionnalité exige qu’une mesure soit propre à atteindre le but visé, qu’elle soit proportionnée et raisonnable. La confiscation de recettes illicites permet de rétablir une situation conforme au droit et d’atteindre ainsi le but visé. La confiscation est en outre nécessaire et proportionnée lorsque la personne visée viole de manière répétée une pratique connue. Enfin, face à la gravité d’une violation répétée de la loi, l’intérêt public au rétablissement de la situation conforme au droit doit l’emporter sur l’intérêt de la personne concernée à pouvoir disposer de ces recettes. La mesure est donc raisonnable (consid. 11).aLRTV 67 I b; LRTV 89 I a ch. 3. La LRTV n’est pas claire sur l’étendue de la confiscation et doit être par conséquent interprétée. La confiscation doit permettre de rétablir la situation conforme au droit. Par conséquent, elle ne s’étend qu’aux profits nets résultant de l’activité illicite. Pour leur calcul, seuls les frais en relation directe avec l’acte illicite peuvent venir en déduction (consid. 12). [texte complet]



Abteilung I; Abweisung der Beschwerde; Akten-Nr. A-1625/2008

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