sic! 1998 Ausgabe 1

"König Mineralöl AG / Kronen Mineralöl GmbH". Gerichtskreis VIII Bern-Laupen vom 12. September 1997 (Massnahmenentscheid)

4. Kennzeichenrecht

4.3 Firmenrecht

OR 951 II, 956. Schwache, wenig kennzeichnungskräftige Firmenbestandteile geniessen einen kleineren Schutz als starke (E. 5.2).OR 951 II, 956. Unternehmen, die sich an ein breites Publikum richten, müssen sich mit ihrer Firma deutlicher von anderen Firmen unterscheiden als Unternehmen, welche mit einem enger begrenzten, speziellen Publikum verkehren (E. 5.3).OR 951 II, 956. Richten sich Unternehmen mindestens teilweise an denselben Kundenkreis, sind an die Unterscheidbarkeit der Firmen erhöhte Anforderungen zu stellen (E. 5.3).OR 951 II, 956. Bei zunehmender geografischer Nähe sind an die Unterscheidbarkeit von Firmen erhöhte Anforderungen zu stellen (E. 5.4).OR 951 II, 956. Die Firmen "König Mineralöl AG" und "Kronen Mineralöl GmbH" zweier Unternehmen, die beide Detailhandel mit denselben Produkten und geografisch für teilweise denselben Kundenkreis betreiben, sind verwechselbar (E. 5.5).OR 951 II, 956; ZGB 4. Ob Verwechslungsgefahr im konkreten Fall vorliegt, entscheidet das Gericht anhand der konkreten Umstände aufgrund seines Ermessens (E. 5.5).OR 944 ff; UWG 1 ff. Das Firmen- und das Lauterkeitsrecht sind kumulativ anwendbar. Liegt jedoch Verwechslungsgefahr gemäss Firmenrecht vor, braucht nicht mehr geprüft zu werden, ob Tatbestände des UWG ebenfalls erfüllt sind (E. 6).ZPO BE 326 Ziff. 3; OR 951 II, 956. Sind die relevanten Tatsachen nicht nur glaubhaft gemacht, sondern bewiesen, kann auch im Massnahmeverfahren ein Verbot des Gebrauchs einer (erst seit 4 Monaten eingetragenen) Firma gerechtfertigt sein (E. 7).ZPO BE 330; OR 951 II, 956; ZGB 28e II. Auf eine Fristansetzung zur Hauptklage kann verzichtet werden, wenn der im summarischen Verfahren geltend gemachte firmenrechtliche Anspruch nicht nur glaubhaft gemacht, sondern erwiesen ist (E. 9). [Volltext]


4. Droit des signes distinctifs

4.3 Raisons de commerce

CO 951 II, 956. Les raisons de commerce dont les éléments présentent une faible force distinctive jouissent d'une protection moins grande que les raisons de commerce fortes (consid. 5.2).CO 951 II, 956. Les entreprises qui s'adressent à un large public doivent posséder une raison de commerce qui se distingue plus nettement des autres raisons de commerce que les entreprises dont les activités visent un public plus restreint et spécifique (consid. 5.3).CO 951 II, 956. Lorsque des entreprises visent pour le moins en partie la même clientèle, leurs raisons de commerce doivent être soumises à des exigences plus élevées quant à leur caractère distinctif (consid. 5.3).CO 951 II, 956. Les exigences posées à la différenciation des raisons de commerce s'accroissent avec la proximité géographique des entreprises (consid. 5.4).CO 951 II, 956. Il existe un risque de confusion entre les raisons de commerce "König Mineralöl AG" et "Kronen Mineralöl GmbH", deux entreprises qui exploitent un commerce de vente au détail des mêmes produits et qui, du point de vue géographique, visent en partie la même clientèle (consid. 5.5).CO 951 II, 956; CC 4. S'il existe dans le cas d'espèce un risque de confusion ou non est une décision qui relève de l'appréciation du juge sur la base des circonstances concrètes (consid. 5.5).CO 944 ss; LCD 1 ss. Les dispositions légales concernant les raisons de commerce et celles relatives à la concurrence déloyale peuvent être appliquées de manière cumulée. Toutefois, s'il existe un risque de confusion du point de vue des raisons de commerce, il n'y a plus lieu d'examiner si des éléments de fait sont également donnés selon la LCD (consid. 6).LPC BE 326 ch. 3; CO 951 II, 956. Lorsque les faits pertinents ont non seulement été rendus vraisemblables, mais ont aussi été prouvés, l'interdiction d'user d'une raison de commerce (inscrite au registre depuis quatre mois seulement) peut également être fondée dans le cadre d'une procédure de mesure provisoire (consid. 7).LPC BE 330; CO 951 II, 956; CC 28e II. Il peut être renoncé à la fixation d'un délai pour intenter une action si, dans le cadre de la procédure sommaire, le droit revendiqué quant à la raison de commerce a non seulement été rendu vraisemblable, mais a également été prouvé (consid. 9). [texte complet]



Zivilabteilung; Gerichtspräsidentin; Gutheissung des Gesuchs um Erlass der vorsorglichen Massnahme; Akten-Nr. SV 1997 0282


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