sic! 2000 Ausgabe 4

"Bioderma". Tribunal fédéral du 16 février 2000

4. Droit des signes distinctifs

4.1 Marques

LPM 52. Le titulaire d'une marque plus récente recherché pour violation du droit à la marque par le titulaire d'une marque antérieure peut invoquer la nullité absolue de cette dernière marque par voie d'action ou d'exception (consid. 3a).LPM 2 lit. a. La jurisprudence du Tribunal fédéral concernant les marques descriptives, rendue sous l'empire de la LMF, est toujours d'actualité (consid. 3a); elle fait toujours règle pour le juge civil, quand bien même la pratique de l'IFPI est devenue nettement plus large (consid. 3c bb).LPM 2 lit. a. Les références à la nature, aux propriétés, à la composition ou à l'emploi d'un produit, qui sont reconnaissables sans effort particulier de raisonnement ou d'imagination, appartiennent au domaine public, mais l'association de deux mots tirés du domaine public peut créer une désignation de fantaisie susceptible d'être protégée (consid. 3a).LPM 2 lit. a. "Bio", signifiant "vie" et indiquant une composition naturelle du produit, et "Derma" désignant la peau, "Bioderma" fait clairement référence à un "produit biologique destiné aux soins de la peau" (consid. 3b).LPM 2 lit. a. L'association de deux mots qui ne sont pas synonymes ne peut créer un pléonasme original et à la rigueur distinctif(consid. 3c aa).LPM 2 lit. a. Le fait qu'une dénomination ne soit pas déceptive n'empêche pas qu'elle puisse appartenir au domaine public et ne pas être susceptible de protection (consid. 3c cc). [texte complet]


4. Kennzeichenrecht

4.1 Marken

MSchG 52. Der Inhaber der jüngeren Marke, der durch den Inhaber der älteren Marke wegen Verletzung des Rechts an der Marke belangt wird, kann sich auf dem Klage- oder Einredeweg auf die absolute Nichtigkeit dieser letzteren Marke berufen (E. 3a).MSchG 2 lit. a. Die Rechtsprechung des Bundesgerichts, welche die beschreibenden Marken betrifft und unter dem aMSchG ergangen ist, bleibt nach wie vor aktuell (E. 3a); sie dient dem Zivilrichter immer noch als Regel, obwohl die Praxis des IGE eindeutig grosszügiger geworden ist (E. 3c bb).MSchG 2 lit. a. Hinweise auf die Beschaffenheit, die Eigenschaften, die Zusammensetzung oder Benützung eines Produkts, welche ohne besonderen Überlegungs- oder Phantasieaufwand erkennbar sind, gehören dem Gemeingut. Hingegen kann die Verbindung von zwei aus dem Gemeingut stammenden Wörtern eine Phantasiebezeichnung bilden, die schutzwürdig ist (E. 3a).MSchG 2 lit. a. "Bio" bedeutet "Leben" und weist auf eine natürliche Zusammensetzung des Produkts hin; "Derma" deutet auf die Haut hin. Somit bezieht sich "Bioderma" deutlich auf "ein biologisches Produkt, welches für die Hautpflege bestimmt ist" (E. 3b).MSchG 2 lit. a. Die Verbindung von zwei nicht synonymen Wörtern kann keinen originellen und allenfalls bezeichnenden Pleonasmus bilden (E. 3c aa).MSchG 2 lit. a. Die Tatsache, dass eine Bezeichnung nicht beschreibend ist, hindert nicht, dass sie zum Gemeingut gehört und nicht schutzwürdig sein kann (E. 3c cc). [Volltext]



1ère Cour civile; rejet du recours; 4C. 403/1999


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