sic! 2000 Ausgabe 6

"Dossier de police". Tribunal fédéral du 23 mars 2000

3. Protection de la personnalité et protection des données

Cst. 13 al. 2. Le droit de consulter un dossier de l'autorité contenant des données personnelles découle non seulement de la liberté personnelle mais plus spécifiquement du droit, garanti depuis le 1er janvier 2000 par l'art. 13 al. 2 Cst., d'être protégé contre l'emploi abusif des données personnelles. La personne concernée a en principe le droit de consulter les renseignements recueillis sur elle pour pouvoir réclamer, s'il y a lieu, leur rectification. La conservation de renseignements porte une atteinte au moins virtuelle à la personnalité de l'intéressé, tant que ceux-ci peuvent être utilisés ou, simplement, être consultés par des agents de la police ou être pris en considération lors de demandes d'informations présentées par certaines autorités, voire même être transmis à ces dernières (consid. 2).LDP GE 2 et 3A. Même si le droit cantonal (loi genevoise sur les renseignements et les dossiers de police, LDP) ne le prévoit pas explicitement, toute personne visée par une enquête, à quelque titre que ce soit, a un intérêt légitime à connaître les renseignements obtenus dans ce cadre, même si une reprise de l'instruction n'est pas exclue par le classement de l'enquête. Le principe de la proportionnalité commande, plutôt que de refuser en bloc tout accès au dossier, d'autoriser l'accès aux pièces dont la consultation ne compromet pas les intérêts en cause (consid. 3). [texte complet]


3. Persönlichkeits- und Datenschutzrecht

BV 13 Abs. 2. Das Recht auf Einsicht in Behördenakten, welche Personendaten enthalten, lasst sich nicht nur aus dem Grundrecht der persönlichen Freiheit, sondern auch insbesondere aus dem Recht auf Schutz vor Missbrauch von persönlichen Daten ableiten, welches seit dem 1. Januar 2000 durch Art. 13 Abs. 2 BV gewährleistet wird. Die betroffene Person hat in der Regel das Recht, in die über sie gesammelten Auskünfte Einsicht zu nehmen, um nötigenfalls ihre Berichtigung verlangen zu können. Die Aufbewahrung von Daten stellt wenigstens virtuell einen Eingriff in die Persönlichkeit der betroffenen Person dar, solange diese verwendet oder wenigstens durch Polizeiagenten zur Kenntnis genommen bzw. im Rahmen von Auskunftsgesuchen durch gewisse Behörden berücksichtigt oder sogar an letztere weitergeleitet werden können (E. 2).LDP GE 2 und 3A. Auch wenn das kantonale Recht (genferisches Gesetz über Auskünfte und Akten der Polizei, LDP) es nicht ausdrücklich vorsieht, hat in jeder Hinsicht jede Person, gegen welche ermittelt wird, ein berechtigtes Interesse auf Kenntnisnahme der über sie in diesem Rahmen gesammelten Auskünfte, auch wenn eine Wiederaufnahme der Untersuchung nach Nichtweiterverfolgung der Ermittlungen nicht ausgeschlossen wird. Das Verhältnismässigkeitsprinzip verlangt es, den Zugang zu jenen Akten zu gestatten, derer Einsichtnahme die in Frage stehenden Interessen nicht verletzen, statt den Zugang zum Dossier gänzlich zu verweigern (E. 3). [Volltext]



Ie Cour de droit public; Admission du recours; réf. 1P. 751/1999


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