sic! 2001 Ausgabe 4

"Kantenanleimmaschine". Bundesgericht vom 5. Januar 2001

7. Wettbewerbsrecht

7.1 Lauterkeitsrecht

UWG 2, 5 lit. a, UWG 5 c; OR 364 Abs. 1. Haben die Parteien ein Erzeugnis in einer fortgesetzten Rechtsbeziehung zusammen entwickelt und verbessert, wird dieses Arbeitsergebnis gemeinsames Gut, welches nach Beendigung der Zusammenarbeit mangels anderer Parteivereinbarung von beiden Parteien verwertet werden darf, sofern keine besonderen Umstände vorliegen (E. 3).UWG 2, 9 Abs. 1, UWG 9 Abs. 3. Soweit keine fremde Leistung im Sinne von Art. 5 UWG verwertet und damit nicht unlauter gehandelt wird, besteht kein Unterlassungsanspruch in Bezug auf eine solche Verwertung. Ebenso fehlt es an der Anmassung eines fremden Geschäfts, weshalb ein Gewinnherausgabeanspruch nicht besteht. Daran ändert auch eine unzulässige Behinderung durch den Mitbewerber nichts (E. 4 und 5).UWG 14; i.V.m. ZGB 28 f. Die Berücksichtigung des Gewinns des Schädigers bei der Schadensschätzung bezüglich der Verletzung von Immaterialgüterrechten wird nur insoweit zugelassen, als sich im Sinne eines Analogieschlusses annehmen lässt, es wäre dem Schutzrechtsinhaber wohl möglich gewesen, den gleichen Gewinn wie der Verletzer zu erwirtschaften. Soweit auch ohne richterliches Verbot realistischerweise nicht mit einem Verkaufserfolg im Umfang desjenigen des Schädigers hätte gerechnet werden können, darf der Gewinn des Schädigers nicht mit dem entgangenen Gewinn des Geschädigten gleichgesetzt und ihm als Schaden angerechnet werden (E. 6). . [Volltext]


7. Droit de la concurrence

7.1 Concurrence déloyale

LCD 2, 5 let. a, LCD 5 let. c; CO 364 al. 1. Lorsque les parties ont développé et amélioré un produit ensemble dans le cadre d'une relation juridique continue, le résultat de ce travail constituera un bien commun qui pourra, à défaut de convention contraire, être exploité par les deux parties à la fin de la collaboration, pour autant qu'il n'existe pas de circonstances particulières (consid. 3).LCD 2, 9 al. 1, LCD 9 al. 3. Dans la mesure où il n'y a pas exploitation d'une prestation d'autrui au sens de l'art. 5 LCD et donc pas d'acte déloyal, l'exploitation ne peut faire l'objet d'une action en cessation du trouble. De même, il n'y a pas usurpation de l'affaire d'autrui, raison pour laquelle on ne peut pas prétendre à la remise du gain. L'existence d'une entrave illicite n'y change rien (consid. 4 et 5).LCD 14; en rel. avec CC 28 f. Il est permis de prendre en compte le gain de l'auteur pour apprécier un dommage résultant de laviolation de droits de propriété intellectuelle, pour autant que l'on puisse admettre par analogie que le titulaire du droit aurait été en mesure de réaliser le même gain que l'auteur du dommage. Le gain de l'auteur du dommage ne peut pas être assimilé au gain manqué du lésé et lui être imputé à titre de dommage lorsque, même sans interdiction judiciaire, le lésé n'aurait pas pu raisonnablement compter sur un chiffre d'affaires comparable à celui que l'auteur aurait atteint (consid. 6). [texte complet]



I. Zivilabteilung; teilweise Gutheissung der Berufung; Akten-Nr. 4C. 163/2000


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