sic! 2003 Ausgabe 1

"Link als Tatwaffe". Bezirksgericht Zürich vom 10. September 2002 (nicht rechtskräftig)

1. Informationsrecht

StGB 261bis III. Das Setzen eines Links auf eine Webseite mit strafbarem Inhalt ist weder generell verpönt noch besteht für dieses zentrale Instrument des Internets ein «Freipass» (E. B.III.2.4.4.1).StGB 261bis III. Wer sich fremde, strafbare Inhalte zu eigen macht, ist für diese verantwortlich (E. B.III.2.4.4.2).StGB 261bis III. Kriterien für das Zueigenmachen fremder Inhalte sind der konkrete Kontext und der thematische Bezug des Links sowie die Link-Methode (E. B.III.2.4.4.3).StGB 261bis III. Geht aus dem Kontext eines Links hervor, dass mit dem Link in die Diskussion um die Benutzungspolitik einer Institution in Bezug auf das WWW eingegriffen werden soll, spricht dies gegen das Zueigenmachen des fremden Inhalts, auch wenn der konkrete Kontext eines Links die Vermutung nahe legt, dass über den Link möglicherweise illegale Webseiten erreicht werden (E. B.III.2.5.2).StGB 261bis III. Wenn im inkriminierten Abschnitt einer Homepage die Aktivitäten einer Person bezüglich der Zugänglichkeit von Internetseiten im WWW im Zusammenhang mit den nach ihrer Auffassung zu stark einschränkenden Benutzungsrichtlinien dokumentiert werden und der Text selbst mitsamt den gesetzten Links keine Hinweise auf rassistische Webseiten enthält, spricht der thematische Bezug gegen das Zueigenmachen fremder Inhalte (E. B.III.2.5.3).StGB 261bis III. Wenn ein Deeplink offensichtlich auf die Webseite eines Dritten verweist und diese nicht in die eigene Webseite integriert ist, spricht die Link-Methode gegen ein Zueigenmachen des fremden Inhalts (E. B.III.2.5.4). [Volltext]


1. Droit de l'information

CP 261bis III. L’insertion d’un lien permettant d’atteindre un site Internet dont le contenu est pénalement répréhensible n’est pas généralement punissable, mais cela ne signifie toutefois pas que cet instrument fondamental de l’Internet qu’est l’hyperlien serait au bénéfice d’un «blanc-seing» pour une utilisation sans restriction (consid. B.III.2.4.4.1).CP 261bis III. Celui qui fait sien le contenu d’un site appartenant à autrui et dont le contenu est punissable endosse la responsabilité pour celui-ci (consid. B.III.2.4.4.2).CP 261bis III. Le contexte concret, le but visé par le lien ainsi que la méthode utilisée constituent les critères pour savoir si quelqu’un fait sien le contenu d’un site appartenant à autrui (consid. B.III.2.4.4.3).CP 261bis III. Lorsqu’il ressort du contexte que le lien doit permettre d’intervenir dans la discussion sur la politique d’utilisation d’une institution en rapport avec le web, cela ne revient pas à faire sien le contenu du site d’autrui, même si les circonstances concrètes permettent de supposer selon toute vraisemblance que des pages web dont le contenu peut être illégal sont accessibles de la sorte (consid. B.III.2.5.2).CP 261bis III. Lorsque sont exposées dans la section incriminée d’une page d’accueil les activités d’une personne concernant l’accès à des pages web qu’elle considère soumises à des directives d’utilisation trop restrictives, et que le texte lui-même, y compris les liens qu’il comprend, ne contient aucune indication sur des sites Internet à connotation raciste, le but visé par le lien exclut que l’on soit en présence d’un cas où l’on fait sien le contenu du site d’autrui (consid. B.III.2.5.3).CP 261bis III. Lorsqu’un lien «profond» renvoie manifestement à la page web d’un tiers, et que cette page n’est pas intégrée à celles du site qui y renvoie, la méthode utilisée exclut l’hypothèse selon laquelle on aurait fait sien le contenu du site d’autrui (consid. B.III.2.5.4). [texte complet]



Einzelrichter in Strafsachen; Freispruch des Angeklagten

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