sic! 2003 Ausgabe 3

"Elektronischer Pressespiegel II". Zivilgericht Basel-Stadt vom 19. Juni 2002

2. Urheberrecht

2.1 Allgemeines Urheberrecht

URG 2 I. Zeitungs- und Zeitschriftenartikel weisen im Allgemeinen genügend individuellen Charakter auf, um urheberrechtlichen Schutz zu geniessen; Grenzfälle sind allenfalls banale Kurzmeldungen, in denen ausschliesslich auf gängige Formulierungen zurückgegriffen wird. (E. 2d).URG 4 I. Einzelne Ausgaben von Zeitungen und Zeitschriften stellen Sammelwerke dar, weil die Auswahl der einzelnen Beiträge - unabhängig von deren urheberrechtlichem Schutz - als solche Werkqualität geniesst. Die eigentliche redaktionelle, schöpferische Leistung liegt bei herkömmlichen Zeitungen und Zeitschriften in der Ausfüllung von Rubriken wie Ausland, Inland oder Wirtschaft mit einer Auswahl von Inhalten, die für das jeweilige Medienprodukt charakteristisch ist (E. 2d).URG 9 II; OR 18 I. Eine nichtexklusive Einräumung von Nutzungsbefugnissen verschafft dem Nutzungsberechtigten in aller Regel keine Unterlassungsansprüche gegenüber Dritten, es sei denn, es liege eine echte fiduziarische Rechtsübertragung vor. Die Einräumung exklusiver Nutzungsrechte kann hingegen sowohl eine Übertragung als auch die Lizenzierung bedeuten, wobei der Unterschied sich in der Frage der Aktivlegitimation zeigt. Im Sinn einer tatsächlichen Vermutung ist davon auszugehen, dass der exklusive Lizenznehmer im Zweifel auch zur Rechtsverfolgung ermächtigt werden soll, da für ein Auseinanderfallen von Nutzungsrecht und Prozessführungsbefugnis in der Regel kein sinnvoller Grund besteht. Bei der «Lizenz» mit Ermächtigung zur Prozessführung handelt es sich dabei in Wirklichkeit um eine (Teil-) Rechtsübertragung, da es auf den Parteiwillen und nicht auf die verwendeten Begriffe ankommt (E. 2e/aa).URG 4 I. Äussert sich ein Vertrag zwischen einem Verlag und seinen Journalisten nicht über die Berechtigung am Sammelwerk (z. B. Zeitung oder Zeitschrift), entspricht es dem Vertragszweck, dass die ausschliesslichen Rechte am Sammelwerk auf den Verlag übergehen, weil das Sammelwerk von den Arbeitnehmern für den Verlag, auf dessen Risiko, in dessen Organisation und nach dessen Vorgaben geschaffen wurde (E. 2e/cc).URG 10 II a. Das Einlesen eines urheberrechtlich geschützten Werks in ein Computersystem ist als Herstellung eines Werkexemplars im Sinne von Art. 10 Abs. 2 lit. a URG zu qualifizieren, sofern eine dauerhafte Speicherung erfolgt. Mit Bezug auf die kurzzeitige Speicherung in einem flüchtigen Medium wie dem Arbeitsspeicher ist die Rechtslage grundsätzlich umstritten; eine Vervielfältigung liegt jedoch jedenfalls dann vor, wenn Daten oder Programme in den Arbeitsspeicher geladen werden, die überhaupt noch nicht auf dem Computersystem gespeichert sind (E. 2f).URG 10, 19 I c, II. Gemäss Art. 19 Abs. 2 URG darf ein Betrieb die zum Zweck der internen Information oder Dokumentation erforderlichen Werkexemplare auch durch einen Dritten herstellen lassen. Die Selektion der zu derartigem Eigengebrauch herzustellenden Werkexemplare darf ebenfalls durch den Dritten vorgenommen werden, weil die Selektion als solche keine Werkverwendung i.S.v. Art. 10 URG darstellt (E. 2g/aa).URG 19 III a. Im Hinblick auf die selektive, typischerweise auf einzelne Rubriken beschränkte Konsumation von Zeitungen und Zeitschriften ist eine Überschreitung des Eigengebrauchs dann anzunehmen, wenn ein Betrieb mehr als drei Viertel der redaktionellen Artikel einer Rubrik in sein Computersystem einspeist und an seine Kunden übermittelt (E. 2g/aa).URG 19. Der persönliche Bereich i.S.v. Art. 19 Abs. 1 lit. a URG kann nicht nur die private Wohnung, sondern auch den Arbeitsplatz umfassen. Somit kann sich der Arbeitnehmer bei der Werkverwendung am Arbeitsplatz auf den Eigengebrauch gemäss Art. 19 Abs. 1 lit. a URG berufen, solange sie nur seiner persönlichen Wahrnehmung dient, was bei Speicherung auf einem Server oder in einer Datenbank, welche für mehrere Mitarbeiter der betroffenen Unternehmung zugänglich sind, jedoch nicht mehr zutrifft (E. 2g/bb).URG 19 II; UWG 5 c. Zwar gewähren Lauterkeitsrecht und die Immaterialgüterrechte wegen ihrer unterschiedlichen Schutzzwecke kumulativen Rechtsschutz, doch kann nicht nach UWG verboten sein, was das URG als Eigengebrauch gestützt auf Art. 19 Abs. 2 URG als vorrangige lex specialis ausdrücklich erlaubt (E. 3c). [Volltext]


2. Droit d'auteur

2.1 Droit d'auteur en général

LDA 2 I. Les articles de journaux et de revues présentent en général un caractère individuel suffisant pour pouvoir bénéficier de la protection du droit d'auteur. Constituent en revanche des cas limites les flashs d'information banals dans lesquels des tournures courantes sont utilisées (consid. 2d).LDA 4 I. Chaque numéro d'un journal ou d'une revue constitue un recueil d'ouvres car le choix des divers articles (indépendamment de leur protection) suffit à conférer en soi la qualité d'ouvre. S'agissant de la plupart des journaux et revues, la véritable prestation rédactionnelle et créatrice consiste dans la rédaction des rubriques internationales, nationales ou économiques avec un choix de sujets caractéristiques pour chacun des médias concernés (consid. 2d).LDA 9 II; CO 18 I. L'octroi de droits d'utilisation non exclusifs ne confère en règle générale à son titulaire aucun droit d'exiger de tiers la cessation du trouble, sauf si un transfert du droit a eu lieu à titre fiduciaire. L'octroi de droits d'utilisation exclusifs peut en revanche être assimilé à un transfert ou à une concession de licence, étant précisé que la distinction réside dans la qualité pour agir. Dans le sens d'une présomption de fait, il faut partir du principe que le preneur de licence exclusif doit, dans le doute, avoir également la légitimation active, car une distinction entre droit d'utilisation et capacité d'ester en justice ne se justifie généralement pas. Une «licence» assortie de la légitimation active doit être en fait assimilée à un transfert (partiel) de droits, dans la mesure où la volonté des parties et non les termes utilisés est déterminante (consid. 2e/aa).LDA 4 I. Lorsque le contrat passé entre la maison d'édition et ses journalistes ne se prononce pas sur la titularité des droits sur l'ouvre collective (journal ou revue, p.ex.), le but du contrat commande de transférer à la maison d'édition les droits exclusifs sur cette ouvre. En effet, cette dernière a été créée par les employés pour la maison d'édition, à ses risques, dans le cadre de son organisation et sur ses instructions (consid. 2e/cc).LDA 10 II a. Pour autant qu'il en résulte un enregistrement durable, la lecture d'une ouvre protégée par le droit d'auteur dans un système informatique constitue un cas de confection d'un exemplaire de l'ouvre au sens de l'art. 10 al. 2 lit. a LDA. La situation juridique est controversée en cas de reproduction temporaire sur un support provisoire comme la mémoire vive; toutefois, il y a lieu d'admettre une reproduction dans tous les cas lorsque des données ou des programmes, qui ne sont pas encore enregistrés dans le système informatique, sont chargés dans la mémoire vive (consid. 2f).LDA 10, 19 I c, II. Conformément à l'art. 19 al. 2 LDA, une entreprise peut également charger un tiers de reproduire les exemplaires de l'ouvre qui sont nécessaires à son information interne ou à sa documentation. La sélection des exemplaires de l'ouvre à reproduire pour un tel usage privé peut également être faite par ce tiers car elle ne constitue pas en soi une utilisation de l'ouvre au sens de l'art. 10 LDA (consid. 2g/aa).LDA 19 III a. S'agissant d'une utilisation sélective, limitée typiquement à certaines rubriques de journaux ou revues, on se trouve en dehors de l'usage privé lorsqu'une entreprise enregistre dans son système informatique plus des trois quarts de la partie rédactionnelle d'une rubrique et les transmet ensuite à ses clients (consid. 2g/aa).LDA 19. La sphère personnelle au sens de l'art. 19 al. 1 lit. a LDA peut comprendre non seulement le domicile privé, mais également le lieu de travail. Ainsi, l'employé peut se fonder sur l'usage privé selon l'art. 19 al. 1 lit. a LDA tant que l'utilisation de l'ouvre se limite à la perception personnelle. Tel n'est cependant plus le cas s'il existe un enregistrement de l'ouvre sur un serveur ou dans une banque de données, librement accessible à plusieurs employés de l'établissement concerné (consid. 2g/bb).LDA 19 II; LCD 5 c. Compte tenu des biens juridiques différents qu'ils protègent, la protection conférée par le droit de la concurrence déloyale et les droits de propriété intellectuelle est cumulative. Toutefois, la LCD ne peut pas interdire ce que la LDA, en tant que lex specialis de rang prioritaire, autorise expressément en tant qu'usage privé, conformément à l'art. 19 al. 2 LDA (consid. 3c). [texte complet]



Teilweise Gutheissung der Klage; Akten-Nr. P 1999/569

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