sic! 2004 Ausgabe 7+8

"Focus". Bundesgericht vom 20. Februar 2004

4. Kennzeichenrecht

4.1 Marken

MSchG 12 I. Für die Berechnung des Fristbeginns der Benutzungsschonfrist ist nur das schweizerische Widerspruchsverfahren von Bedeutung; vergleichbare ausländische Verfahren sind für diese Berech-nung des Fristbeginns nicht relevant (E. 1.1, 1.3).MSchG 12 I. Für internationale Marken beginnt die Benutzungsschonfrist mit Ablauf der Frist, die dem IGE zur Verweigerung des Schutzes in der Schweiz zur Verfügung steht (bei Anwendbarkeit des MMA 12 Monate, beim MMP 18 Monate seit der Registrierung) bzw. im Zeitpunkt, in dem eine vorläufige Schutzverweigerung zurückgenommen wird (E. 1.2).MMA 6 III. Die Auslegung von Art. 6 Abs. 3 MMA spricht gegen die Auffassung, dass ein im Ursprungsland Deutschland eingereichtes Widerspruchsverfahren die Frist der Abhängigkeit der für die Schweiz beanspruchten Marke von der Basismarke zu verlängern vermag; die Frage wurde vom BGer jedoch ausdrücklich offen gelassen (E. 1.4-1.4.3).MSchG 12 I. Der Aufschub des Beginns der Benutzungsschonfrist durch ein Widerspruchsverfahren nach Art. 12 Abs. 1 MSchG bezweckt, dem Markeninhaber die Aufnahme des Gebrauchs solange nicht zuzumuten, als er ernsthaft die Aufgabe seiner Marke zu befürchten hat. Gleiches gilt, wenn wichtige Gründe für den Nichtgebrauch sprechen, zu denen ernsthafte rechtliche Angriffe auf die Marke gehören. Während des Bestehens eines wichtigen Grundes verlängert sich die Benutzungsschonfrist um die entsprechende Zeitspanne (E. 1.5). MSchG 12 I. Ein ausländisches Widerspruchsverfahren, das mit dem schweizerischen vergleichbar ist (hier: das deutsche Widerspruchsverfahren) stellt während der fünfjährigen Abhängigkeit der IR-Marke von der Basismarke gemäss Art. 6 Abs. 3 MMA – sofern die Einleitung des Widerspruchs nicht rechtsmissbräuchlich erfolgte oder andere Gründe für die Zumutbarkeit der Gebrauchsaufnahme sprechen – einen wichtigen Grund für den Nichtgebrauch der IR-Marke in der Schweiz dar (E. 1.5, 2-2.3).MSchG 12 I. Die Tatsache, dass sich eine Markeninhaberin auf einen wichtigen Grund für den Nichtgebrauch ihrer Marke berufen kann, spricht gegen die nicht bewiesene Behauptung der Gegenpartei, dass es sich um eine reine Defensivmarke handle (E. 3). [Volltext]


4. Droit des signes distinctifs

4.1 Marques

LPM 12 I. Seule la procédure suisse d’opposition est déterminante pour le calcul du début du délai de grâce pour l’utilisation d’une marque; les procédures étrangères analogues ne revêtent aucune portée pour le calcul du début de ce délai (consid. 1.1, 1.3).LPM 12 I. Pour les marques internationales, le délai de grâce pour l’utilisation d’une marque débute dès l’écoulement du délai à disposition de l’IPI pour refuser la protection en Suisse (en application de l’AM, 12 mois, et du PM, 18 mois à compter de l’enregistrement) ou dès le retrait d’un refus provisoire de protection (consid. 1.2). AM 6 III. L’interprétation de l’art. 6 al. 3 AM plaide contre l’opinion selon laquelle une procédure d’opposition introduite dans le pays d’origine, l’Allemagne, serait en mesure de prolonger le délai de dépendance vis-à-vis de la marque de base pour la partie suisse de l’enregistrement international; la question a toutefois été laissée expressément ouverte par le TF (consid. 1.4–1.4.3).LPM 12 I. Le report du début du délai de grâce pour l’utilisation d’une marque en raison d’une procédure d’opposition selon l’art. 12 al. 1 LPM se fonde sur l’idée que l’on ne peut attendre du titulaire de la marque qu’il commence l’usage de celle-ci tant qu’il doit sérieusement craindre devoir renoncer à sa marque. Il en va de même lorsque de justes motifs plaident en faveur du non-usage, au nombre desquels il faut compter des attaques juridiques sérieuses contre la marque. Tant que dure un juste motif, le délai de grâce en est d’autant prolongé pour la période correspondante (consid. 1.5). LPM 12 I. Une procédure d’opposition étrangère (en l’espèce: la procédure d’opposition allemande) analogue à une procédure suisse constitue, pendant les cinq années au cours desquelles la marque internationale dépend de la marque de base conformément à l’art. 6 al. 3 AM, un juste motif pour le non-usage de la marque internationale en Suisse – pour autant que l’opposition n’ait pas été déposée abusivement ou qu’il n’y ait pas d’autres motifs justifiant que l’usage puisse commencer (consid. 1.5, 2–2.3).LPM 12 I. Le fait que la titulaire de la marque puisse invoquer un juste motif pour le non-usage de sa marque contredit l’allégation non prouvée de la partie adverse selon laquelle il ne s’agirait que d’une marque purement défensive (consid. 3). [texte complet]



I. Zivilabteilung; Abweisung der Berufung; Akten-Nr. 4C.331/2003

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