sic! 2005 Ausgabe 4

"Interkonnektion VIII". Bundesgericht vom 30. November 2004

1. Informationsrecht

FMG 11 I, 62 I; BV 36 I, 164 I. Art. 11 Abs. 1 und Art. 62 Abs. 1 FMG erteilen dem Bundesrat im Bereich der Interkonnektion grundsätzlich die Kompetenz zum Erlass ausführender Regeln auf Verordnungsstufe; der Bundesrat bleibt jedoch an die gesetzliche Regelung sowie an die sich aus dem Verfassungsrecht ergebenden Grundsätze gebunden (E. 6.2-6.3).BV 164 I. Die Entbündelung des Teilnehmeranschlusses bedarf einer genügenden Grundlage in einem formellen Bundesgesetz (E. 6.4.4).BV 5 I. Der Grundentscheid, ob und welche Entbündelungsformen unter welchen Bedingungen gewährt werden sollen, ist mit der nötigen begrifflichen Bestimmtheit vom Gesetzgeber selber zu fällen (E. 6.5.2).FMG 3 b, d, e, 11 I. Die «Interkonnektion» ist ein Sonderfall des «Zugangs»; der im Fernmeldegesetz verwendete Begriff der Interkonnektion erfasst für sich allein nicht die Entbündelung des Teilnehmeranschlusses (E. 7.2.3).FMG 11 I. Weder die Materialien zum geltenden Fernmeldegesetz noch jene zur geplanten Gesetzesrevision deuten darauf hin, dass das geltende Gesetz bereits eine genügende Grundlage für die Entbündelung des Teilnehmeranschlusses bietet; insbesondere zeigt auch die aktuelle politische Debatte, dass verschiedene Möglichkeiten für die Entbündelung des Teilnehmeranschlusses bestehen und dass gerade nicht die vom Bundesrat in der Fernmeldediensteverordnung gewählte Lösung übernommen werden muss (E. 7.5).V 2887/2000/EG des Europäischen Parlaments und des Rates vom 18. Dezember 2000 über den entbündelten Zugang zum Teilnehmeranschluss. Aus dem Europarecht lässt sich für die Schweiz kein individualrechtlicher Anspruch auf Entbündlung des Teilnehmeranschlusses ableiten; zudem geht die vom Bundesrat verordnete Entbündelungsvariante über die Regelung in der Europäischen Union hinaus (E. 8.2).GATS-Anhang über Telekommunikation; 4. Protokoll betreffend den Anhang zu den Verhandlungen über Basis-Telekommunikationsleistungen des GATS. Die GATS-Bestimmungen über die Telekommunikation sind aufgrund ihrer Unbestimmtheit nicht unmittelbar anwendbar und dienen weder als nationale gesetzliche Grundlage für die Entbündelung des Teilnehmeranschlusses noch als Auslegungshilfe für das Fernmeldegesetz (E. 8.3).BV 5 I, 92 I, 94. Die Liberalisierung des Fernmeldewesens stellt kein verfassungsmässiges Prinzip dar; vielmehr ist es dem Bund gestützt auf Art. 94 BV erlaubt, im Bereich des Fernmeldewesens vom Grundsatz der Wirtschaftsfreiheit abzuweichen (E. 9). [Volltext]


1. Droit de l'information

LTC 11, 62 I; Cst. 36 I, 164 I. Les art. 11 al. 1 et 62 al. 1 LTC donnent la compétence au Conseil fédéral d’édicter par voie d’ordonnance les règles d’exécution en matière d’interconnexion; le Conseil fédéral demeure toutefois lié à la loi de même qu’aux principes constitutionnels (consid. 6.2-6.3).Cst. 164 I. Le dégroupage du raccordement téléphonique doit reposer sur une base légale suffisante, soit une loi fédérale au sens formel (consid. 6.4.4).Cst. 5 I. La question fondamentale de savoir si et sous quelles formes le dégroupage doit être autorisé, et selon quelles modalités, doit être tranchée par le législateur, qui doit pour cela user lui-même de notions suffisamment déterminées (consid. 6.5.2).LTC 3 b, d, e, 11 I. L’«interconnexion» constitue un cas particulier d’«accès»; la notion d’interconnexion utilisée dans la loi sur les télécommunications ne comprend pas en soi le dégroupage (consid. 7.2.3).LTC 11 I. Ni les travaux préparatoires relatifs à l’actuelle loi sur les télécommunications, ni ceux se rapportant à sa révision prévue ne permettent de déduire que la loi en vigueur offrirait déjà une base légale suffisante pour le dégroupage; en particulier, le débat politique mené aujourd’hui montre qu’il existe diverses possibilités de dégrouper le raccordement téléphonique et que la solution adoptée par le Conseil fédéral dans l’ordonnance sur les services de télécommunication ne doit pas être nécessairement suivie (consid. 7.5).2887/2000/Règlement du Parlement européen et du Conseil du 18 décembre 2000 relatif au dégroupage de l’accès à la boucle totale. Le droit européen ne permet pas de déduire en Suisse un droit individuel au dégroupage du raccordement téléphonique; de plus, la variante de dégroupage fixée dans l’ordonnance du Conseil fédéral va au-delà de la réglementation adoptée par l’Union européenne (consid. 8.2).Traité-GATS «Annexe sur les télécommunications»; 4e protocole concernant l’Annexe relative aux négociations sur les prestations de base en matière de télécommunication du Traité-GATS. En raison de leur formulation indéterminée, les dispositions du Traité-GATS sur les télécommunications ne sont pas directement applicables et ne constituent ni une base légale pour le dégroupage du raccordement téléphonique ni un moyen d’interprétation de la loi sur les télécommunications (consid. 8.3).Cst. 5 I, 92 I, 94. La libéralisation des télécommunications ne représente pas un principe constitutionnel; bien au contraire, en matière de télécommunications, l’art. 94 Cst. permet à la Confédération de s’écarter du principe de la liberté économique (consid. 9). [texte complet]



II. Öffentlichrechtliche Abteilung; Gutheissung der Verwaltungsgerichtsbeschwerde und Aufhebung der Verfügung der Com-Com vom 19. Februar 2004; Akten-Nr. 2A.178/2004

Fenster schliessen