sic! 2018 Ausgabe 12
PATRICK R. SCHUTTE*

Der Gerichtshof der Europäischen Union definiert Voraussetzungen für die technische Bedingtheit im Recht des Gemeinschaftsgeschmacksmusters

Entscheidung des EuGH vom 8. März 2018 in der Rechtssache C-395/16 «Doceram GmbH gegen CeramTec GmbH»

In einem lang ersehnten Urteil hat sich der Gerichtshof der Europäischen Union (EuGH) dazu geäussert, unter welchen Umständen die Gestaltung eines Erzeugnisses ausschliesslich technisch bedingt im Sinne des Gemeinschaftsgeschmacksmusterrechts und damit nicht schutzfähig ist. Der EuGH stellt sich gegen die unter anderem in Deutschland vertretene Formvielfaltstheorie und spricht sich für die Kausalitätstheorie aus. Gemäss Letzterer kommt es darauf an, ob die betreffenden Erscheinungsmerkmale ausschliesslich aus dem Bedürfnis entstanden, eine technische Lösung zu entwickeln, wohingegen ästhetische Kriterien dabei ohne Relevanz waren. Weiter spricht sich der EuGH gegen eine Betrachtung solcher Sachverhalte aus der Sicht eines «objektiven Beobachters» aus. [Volltext]


Dans un arrêt très attendu, la Cour de justice de l’Union européenne (CJEU) a exposé les circonstances dans lesquelles les caractéristiques de l’apparence d’un produit sont exclusivement imposées par sa fonction technique au sens du droit communautaire des dessins et modèles et ne sont donc pas susceptible de protection. La CJEU s’oppose à la théorie de multiplicité des formes qui a été supportée notamment en Allgemagne, entre autres, et est favorable à la théorie de la causalité. Selon cette dernière, il faut savoir si les caractéristiques de l’apparence en question découlent uniquement de la nécessité de développer une solution technique, alors que les critères esthétiques étaient sans importance. En outre, la CJEU s’oppose à l’examen de telles questions du point de vue d’un «observateur objectif». [texte complet]



* MLaw, Rechtsanwalt, Zürich.

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